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«L’emploi de la force sera de dernier recours dans le conflit»

TVA Nouvelles

Malgré le fait que le Canadien Pacifique (CP) ait obtenu une injonction pour démanteler le blocus ferroviaire à Kahnawake, la barricade a plutôt été renforcée pendant la journée de mercredi.  

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En tentant d'expliquer à la population pourquoi la Sûreté du Québec (SQ) tarde à démanteler la barricade, le premier ministre François Legault a créé la surprise en affirmant que «des Mohawks de Kahnawake possèdent des fusils d’assaut de type AK-47». 

Les propos de Legault invoquent de cette manière un enjeu de sécurité envers le corps policier.  

Les Mohawks n’ont pas tardé à réagir à l’annonce, que le premier ministre dit détenir d’une «bonne source».  

«Nous sommes choqués par le commentaire du premier ministre François Legault qui suggère indirectement ou directement que les protestataires soient armées d’AK-47 ici [au blocus]. C’est hautement irresponsable. Nous ne sommes pas armés et ce n’est pas dans notre intention de l’être», a réagi Kenneth Deer secrétaire de la nation Mohawk à Kahnawake.      

Mario Berniqué, capitaine retraité de la Sûreté du Québec, a affirmé ne pas être surpris des propos de François Legault.

«Si on pense que des ‘’warriors’’ se sont pas armés, je ne comprendrais pas. Les ‘’warriors’’ sont des guerriers, des gens qui vont à la chasse» a indiqué M. Berniqué en entrevue sur LCN.  

Ce dernier affirme toutefois que pour qu'une information de la sorte soit divulguée par le premier ministre, elle se doit d’être validée.  

Bien qu’on ne sait toujours pas si ces armes sont présentes aux barricades ou dans les communautés, Mario Berniqué croit qu’on «doit prendre pour acquis en intervention policière qu’ils [Mohawks] pourraient être armés et dangereux».  

Néanmoins, M. Berniqué ne prend pas uniquement la défense de M. Legault dans le conflit politico-économique qui perdure depuis 21 jours.  

«Je crois M. Deer aussi quand il dit ‘’nous ne sommes pas armés aux barricades, c’est une manifestation pacifique, on n’a toujours pas reçu l’injonction...’’ on attend de voir ce qui va se passer» explique le capitaine à la retraite.  

Malgré la montée des tensions au cours des derniers jours, Mario Berniqué croit qu’il est important de suivre le déroulement des opérations policières en assurant que «l’emploi de la force sera le dernier recours dans ce conflit».  

  

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