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Un Britannique arrêté après une cavale de 28 mois

Agence France-Presse

Un Britannique, arrêté après 28 ans de cavale, a été condamné mercredi à trois ans et huit mois de prison pour avoir tenté de faire entrer des migrants au Royaume-Uni dans un hors-bord.

Condamné en France pour pédopornographie pendant ses trois décennies en fuite, Charles Lynch avait plaidé coupable d'aide à l'immigration illégale et de détention de faux documents d'identité devant le tribunal de Porthsmouth, dans le sud de l'Angleterre.

Il avait été arrêté à bord d'un bateau en provenance du Havre par les gardes-côtes britanniques le 6 novembre, après une course poursuite à grande vitesse au large de la côte sud anglaise. À son bord, les autorités avaient trouvé huit Albanais — dont deux femmes et un enfant de huit ans —, remis aux services d'immigration.

Le juge David Melville a accusé M. Lynch d'avoir «exploité» ces migrants, qui étaient «persuadés que vous les conduiriez en Angleterre». Il a été condamné à trois ans et huit mois de prison.

«Vous êtes un criminel professionnel, expérimenté et plein de ressources», a déploré le juge, rappelant que l'accusé avait 93 condamnations à son actif.

L'homme de 64 ans, qui s'était d'abord présenté aux officiers britanniques sous le nom de Wolfram Maximilian Steidl, a utilisé plus de 40 fausses identités pour échapper à la justice pendant 28 ans.

Alors emprisonné pour vol, fraude et contrefaçon, M. Lynch s'était en effet évadé le 5 novembre 1992 de la prison de Maidstone (sud-est de l'Angleterre), profitant d'une autorisation de sortie. Il a été condamné mercredi à purger les 902 jours restant de cette précédente peine.

Cambriolage, fraude, vol, possession illégale d'arme à feu... Le procureur a dressé la liste des infractions pour lesquelles M. Lynch est recherché, au Royaume-Uni, mais aussi en Autriche.

«Sous une autre identité, il avait également été condamné et emprisonné pour un certain nombre d'infractions en France, notamment pour possession d'images pornographiques infantiles», a confirmé une porte-parole de l'Agence nationale de lutte contre la criminalité.