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Pierre Lapointe: cocon chaleureux à l’Usine C

Mélissa Pelletier | Journal de Montréal

Photo AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD

Au coeur de la tempête, le temps a semblé s’arrêter pour la première du doux spectacle Pour déjouer l’ennui de Pierre Lapointe, mercredi, à l’Usine C. 

«Oh mon dieu, il est là!», a lancé une spectatrice alors qu’un Pierre Lapointe détendu à souhait est entré dans la salle devant un lourd rideau noir. «Merci pour ce bel accueil! C’est une semaine chargée pour moi, vous avez sûrement su que je suis devenu Officier de l’Ordre des arts et des lettres?», a lancé en souriant l’artiste, visiblement heureux de cet honneur accordé par la France. 

Photo AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD

Seul sur scène, celui qui a accepté de prendre au vol le siège de coach d’Éric Lapointe à La Voix a entonné la pièce «Amour bohême». Juste à l’écoute de cette délicate pièce de son huitième album «Pour déjouer l’ennui» lancé en octobre, on ne s’étonne ni de la série de spectacles affichant complet à l’Usine C, ni de la supplémentaire annoncée le 17 juin dans le cadre des Francos! 

Alors qu’il entonnait la jolie «Tatouage», des murmures ont résonné lorsque les rideaux se sont ouverts sur le charmant écrin doré qui allait servir de décor à ses «berceuses pour petits enfants devenus grands». Moment parfait pour présenter ses amis musiciens: Philippe Brault (basse), José Major (batterie et percussions), Joseph Marchand (guitare) et Félix Dyotte (guitare), en mentionnant en riant que «chacun aura droit à une minute de parole au cours du spectacle». 

Photo AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD

Entre les «Un coeur qui saigne», «Dis-moi je ne sais pas» et «Vivre ma peine», Lapointe a d’abord donné la parole à Félix, qui en a profité pour nous inciter à lire les oeuvres de sa soeur Virginie Beauregard D. Message passé! 

Visite d’un riche répertoire 

Si ce concert était l’occasion parfaite de nous bercer des jolies chansons de «Déjouer l’ennui», c’était aussi le moment de nous faire voyager à travers les plus belles pièces de son répertoire comme «Sais-tu vraiment qui tu es», «Nu devant moi» et «Une lettre» écrite avec Daniel Bélanger. 

De traits d’humour à anecdotes touchantes, en passant par les hilarantes minutes de confessions de ses musiciens, Pierre Lapointe a confirmé sa déconcertante facilité à créer des liens avec son public. Une bulle si intimiste que Philippe Brault en a, par exemple, profité pour déclarer son amour à sa copine Alexia Bürger, metteure en scène et dramaturge, suscitant les exclamations émues. 

Au moment d’écrire ces lignes, Pierre Lapointe égrenait encore doucement les pièces, comme autant de doux moments. 

Le spectacle Pour déjouer l’ennui est présenté du 25 au 29 février à l’Usine C, ainsi que le 17 juin au Théâtre Maisonneuve dans le cadre des Francos. Pour toutes les dates de la tournée, rendez-vous au pierrelapointe.com.