/news/law

«Plus j’apprends les faits, plus les liens se font» - le fils de François Sénécal

TVA Nouvelles

Absent du pays, Maxime Sénécal peine à croire l’accusation de meurtre prémédité qui pèse contre son père qui aurait tué la jeune Océane Boyer un peu plus tôt cette semaine à Brownsburg-Chatam.     

• À lire aussi: François Sénécal accusé de meurtre prémédité  

• À lire aussi: «Ça aurait pu être ma fille. Ça aurait pu être moi» - la fille du suspect  

• À lire aussi: Océane l’appelait «Mononcle François»  

«C’est complètement inattendu. Ça ne se serait jamais passé dans mon imagination», a dit le jeune homme en entrevue téléphonique à TVA Nouvelles.     

M. Sénécal a expliqué qu’il ne pouvait pas nier les liens qui sont faits entre son père, François et l’adolescente.     

«Évidement le lien peut se faire parce que c’est un homme, ils étaient souvent ensemble, c’était une jeune fille bla bla bla (sic)», a-t-il indiqué.     

«Plus j’apprends les faits, plus les liens se font malheureusement. Mais dans ma tête ce n’est pas défait parce que je ne les ai pas vus pas lus», a ajouté celui qui se trouve actuellement en France.     

 

 

Maxime Sénécal a précisé que les faits ne ressemblent pas à ce qu’il connait de son père.     

«Ce qui s’est passé, ce n’est aucunement son caractère, c’est complètement débile que ce se soit passé», a-t-il lancé.     

«Comme tout le monde, on peut se fâcher des fois (...) Mais le fait de tuer une petite fille, ça n’a aucun sens. Ce n’est pas quelque chose de logique que mon père ferait. Je ne vois pas pourquoi il aurait fait ça. Mais je ne suis pas cave. Je sais qu’il y a plein de liens qui peuvent se faire, mais je n’ai pas envie de les faire.»     

«Une amitié familiale»     

Le jeune homme est, par ailleurs, longuement revenu sur les liens presque familiaux qu’entretenait sa famille avec celle de l’adolescente de 13 ans.     

«On était tous proches de la famille (de la jeune Océane, NDLR), comme une famille liée à une autre famille (...) On était souvent là aux fêtes, les Noëls, les jours de l’An. Les fins de semaine on faisait des feux. On a vraiment beaucoup, beaucoup été ensemble. On s’entendait bien, comme une amitié familiale.»     

Maxime Sénécal a raconté que son père et sa belle-mère gâtaient souvent les enfants de la famille Boyer.     

«Quand la famille avait de la misère, il y a des cadeaux qu’ils donnaient parce que c’était bien que les enfants aient des cadeaux (...) Mais les cadeaux n’étaient pas juste axés sur Océane, c’était à tout le monde, il me semble.»     

Il avoue cependant que la jeune Océane recevait plus d’«amour» que les autres membres de la fratrie.     

François Sénécal, 51 ans, a été accusé vendredi matin du meurtre au premier degré d’Océane Boyer. D’autres accusations pourraient être déposées dans le dossier selon le procureur de la Couronne.     

L’accusé demeure détenu jusqu’à sa prochaine comparution.

Dans la même catégorie