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La communauté iranienne de Montréal craint le COVID-19

TVA Nouvelles

L’épidémie du COVID-19 fait craindre le pire à beaucoup de gens partout dans le monde et la communauté iranienne du Québec ne fait pas exception.

Afin de calmer les esprits, l’épidémiologiste Nimâ Machouf et le microbiologiste Amir Khadir ont tenu une séance d’information pour les Iraniens de la région de Montréal.

S’ils craignent autant le coronavirus, c’est que l’Iran est le pays où l’on compte le plus grand nombre de décès liés au coronavirus après la Chine.

De plus, la femme atteinte du premier cas confirmé du COVID-19 au Québec revenait de l’Iran.

«C'est sûr que ça sème l’inquiétude dans la communauté iranienne», indique M. Khadir.

La rencontre tenue dans une école iranienne de Montréal avait pour but d’expliquer, de démystifier et de rassurer la communauté face à la propagation du virus.

L’établissement, qui normalement déborde d’enfants nous dit-on, avait des airs de désert samedi après-midi.

«Ils ont tous déserté l’école, dit Mme Machouf. Nous on ne vient pas, d’un coup que le coronavirus serait rendu à l’école. C’est aussi prononcé que ça. C’est pour ça que c’est très important d’en parler, de ne pas le nier, de dire ce qu’il faut faire et comment le faire et rassurer les gens.»

Nimâ Machouf, qui connaît bien le virus, a précisé qu’il ne faut pas céder à la panique. Elle raconte aussi qu’il ne faut pas non plus être indifférent face à celui-ci.

La docteure a par ailleurs rappelé que le taux de mortalité du coronavirus est de moins de 2%, tout comme c’est le cas pour l’influenza, notamment.

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