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Blocus : «On commence à voir la pointe de l’iceberg» dans l’industrie du bois

Le blocus ferroviaire en cours à travers le Canada depuis 25 jours cause bien des maux de tête aux personnes gravitant autour de l’industrie des matériaux de construction, dont le bois d’oeuvre.     

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«Le temps perdu ne se rattrape pas»    

Les blocages de rails ont causé des retards dans la livraison de plusieurs matériaux en provenance de l’ouest du Canada.     

«Quand la crise a commencé, on s’est dit "mon dieu, on va avoir de la misère à faire venir la marchandise de l’Ouest canadien". Le fameux cèdre de l’Ouest qu’on veut mettre sur nos terrasses. Quand on a besoin de fondations solides, on prend du bois de bonnes dimensions, on sait que le bois de l’Ouest est un peu plus gros», explique le PDG de l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT), Richard Darveau.    

Cette problématique touche également les produits estivaux en provenance de Chine, tels que les ensembles de patios. Bien que ces produits arrivent par bateau, ceux-ci accostent principalement dans les ports de Vancouver ou Rupert et ne peuvent être transportés dans l’est par train.     

«On commence à voir la pointe de l’iceberg qui était les gros morceaux de bois qui auront de la difficulté à rouler sur les rails et donc à se rendre sur les camions, puis on se rend compte que le problème il est beaucoup plus grand», constate M. Darveau.      

Pour le PDG de l’AQMAT, ces retards seront difficiles à rattraper. « Il y a du dommage qui va possiblement rester », admet-il.     

Pertes pour les marchands

Pour plusieurs commerçants, ces retards de livraison se traduiront en pertes financières. «Si tu as commandé des ensembles de patio et qu’ils arrivent deux mois trop tard, et bien tu restes pris avec. Alors il faut que tu les liquides. Donc c’est de la marchandise sur laquelle tu auras des pertes d’espace et des pertes financières», donne à titre d’exemple M. Darveau.

Transport routier saturé    

Utilisé pour pallier les problèmes d’approvisionnement par train, le transport routier peine à fournir à la demande.     

«Les manufacturiers utilisent généralement le camion pour transporter leur marchandise vers l’Ontario et vers les marchés des États-Unis. Mais les transporteurs routiers commencent à être saturés», a pu constater Richard Darveau.     

La période de dégel pour les camionneurs, qui force ces derniers à rouler plus légers, s’amorcera aussi très bientôt au Québec, diminuant ainsi la quantité de matériaux pouvant être transportée dans chaque camion.     

Malgré tout, l’AQMAT demeure optimiste «On a écrit au premier ministre Trudeau pour lui demander de faire tous les efforts maintenant, c’est nécessaire plus que jamais», déclare le PDG.

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