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Le PLQ demande à la CAQ de revoir le crédit d’impôt pour les aînés

Les libéraux demandent au gouvernement Legault de revoir le crédit d'impôt pour maintien à domicile des aînés, une mesure qui coûterait 100 M$ afin de donner un coup de pouce à plus de 300 000 retraités.

La ministre responsable des aînés Marguerite Blais est loin de fermer la porte, mais ce ne sera pas pour le prochain budget.

En 2018, 306 000 Québécois, dont 64% étaient des femmes, ont bénéficié du crédit pour maintien à domicile des aînés. Il a coûté à l'État québécois 540,4 M$ l'an dernier. 

«La grande majorité des gens qui demandent le crédit d'impôt, 93% de ces gens-là, ils ont moins de 50 000$ dollars de revenus par année. C'est eux qui reçoivent le plus petit montant. C'est eux qu'on devrait aider le plus, mais c'est eux qui sont aidés le moins», plaide la députée libérale de Fabre Monique Sauvé. 

Par exemple, Mme Tremblay a 75 ans, vit dans un OBNL d'habitation avec un revenu annuel de 18 000 $. Avec un loyer 1400 $ par mois et des dépenses mensuelles admissibles de 770 $, elle a droit à un crédit pour maintien à domicile de 270 $ par mois.

Autre cas fictif, M. Gendron habite dans une résidence haut de gamme et a un revenu annuel de 44 000 $. Puisqu’il paye un loyer de 3000 $ par mois et que ses dépenses admissibles se chiffrent à 1350$ par mois, son crédit sera de 473 $ par mois. 

«On tient plus compte du type d'habitation que du revenu de la personne et c'est là où il faut changer ça», explique Mme Sauvé.

La proposition des libéraux ferait passer le crédit d'impôt de M. Gendron de 473 à 500 $ par mois, une augmentation de 324 $ par année. Celui de Mme Tremblay passerait de 270 à 347 $ par mois, une augmentation de 924 $ par année.

«Bin mille dollars par année, ça fait une grande différence pour ces personnes-là et ça, c'est majeur», renchérit la députée.  

Pour ce ceux qui s'occupe des aînés à faible revenu, il plus que temps de revoir les modalités de ce crédit d'impôt de maintien à domicile. 

«Le crédit d'impôt, il est plus rentable pour quelqu'un qui a le moyen de se payer une résidence avec du filet mignon au menu versus quelqu'un qui se paye une résidence avec du pâté chinois», raconte Jacques Beaudoin.

Au Manoir du ruisseau, un OBNL d'habitation pour aînés de 83 logements, il n'y a pas de services, ce qui fait en sorte que le crédit pour maintien à domicile n'est pas très élevé.

«Pour eux c'est important d'avoir un milieu de vie qui ressemble au leur, mais ils n’ont pas toujours les moyens de s'offrir ce niveau de vie là», mentionne Linda Delisle, la directrice générale du Manoir.  

«Il y a un comité qui est formé. Il faut travailler. C'est un long travail de revoir un crédit d'impôt de cette nature-là», dit la ministre Blais qui se dit ouverte à la proposition. 

L’opposition n’entend pas baisser les bras, dit Carlos Leitao, ancien ministre des Finances. 

«On sait bien ce qu'on propose et ils vont dire qu'ils vont étudier la chose, mais nous on va continuer à insister là-dessus», martèle-t-il.

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