/news/politics

Le gouvernement trop optimiste face au coronavirus, selon le PLQ et le PQ

Vincent Larin | Agence QMI

Simon Clark/Agence QMI

À peine déposé, le budget du gouvernement Legault est déjà périmé et des mesures pour parer les effets de la propagation du coronavirus doivent être mises en place dès maintenant, plaident les partis d’oppositions. 

• À lire aussi: 10 choses à retenir du budget Girard 

• À lire aussi: «Jamais assez pour les vrais verts foncés!» 

«Le ministre continue de dire: s’il faut agir, nous avons les moyens d’agir. Ce n’est pas «si» il faut agir, il faut agir», s’est exclamé le porte-parole du Parti libéral en matière de Finances, Carlo Leitao, mercredi, au lendemain de la confirmation d’un septième cas de coronavirus dans la province. 

Le porte-parole du Parti libéral en matière de santé, André Fortin, demande au gouvernement de mettre en place une «cellule de crise» regroupant les différents ministères qui pourraient être impactés par la propagation du virus. 

«Est-ce qu’on connaît les façons de procéder dans le cas d’un risque bien réel que ce soit dans un CHSLD, dans une école, que ce soit dans un milieu de travail? Toutes ces choses-là doivent être spécifiées et on n’a pas ce sentiment que le gouvernement a vraiment réfléchi à toutes ces situations », a-t-il expliqué. 

Pour le porte-parole du Parti québécois en matière de finances, Martin Ouellet, le gouvernement Legault a une vision trop optimiste face à la propagation du coronavirus et lui demande de jouer cartes sur table. 

«Que le ministère des Finances arrête un peu le jovialisme et qu’il cesse de dire qu’on est optimistes au Québec parce que ça va bien, a-t-il indiqué. Ce n’est pas vrai que ça va nécessairement bien. Ce qui est vrai c’est que les gens se posent des questions et présentement on a très peu de réponses.» 

Faisant cavalier seul, Québec solidaire a estimé que le gouvernement Legault faisait bonne figure devant l’arrivée du coronavirus. 

«L’économie du Québec fonctionne bien, il faut garder la tête froide, il ne faut pas commencer à paniquer, il faut écouter la santé publique [...] qui est en parfait contrôle pour le moment. Ce n’est pas notre rôle à nous de pousser la roue de la panique», a déclaré le porte-parole du parti en matière de finances, Vincent Marissal. 

Le ministre des Finances, Éric Girard, a reconnu mardi, lors du dépôt de son deuxième budget, qu’un «effort supplémentaire» pour lutter contre le coronavirus mettrait le Québec «en déficit après contribution au fonds des générations». 

Aucune somme n’est planifiée au ministère de la Santé pour lutter spécifiquement contre une épidémie de COVID-19 au Québec, mais il existe un fond d’imprévus de 200 millions $ au Conseil du trésor. 

Dans la même catégorie