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Vous nous avez posé des questions, nos experts vous répondent

TVA Nouvelles et Agence QMI

La transmission du virus, les symptômes spécifiques et même les conditions de travail en période de crise sont des sujets qui vous tracassent? Vous êtes toujours nombreux à nous faire part de vos questions par rapport à la pandémie de coronavirus qui sévit en ce moment. Nous avons posé vos questions à des experts. Voici leurs réponses.    

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Nous tenterons de répondre à vos questions ici même au cours des prochains jours si vous nous faites parvenir un courriel à l’adresse coronavirus@quebecormedia.com et au nouvelles@tva.ca.    

Est-ce qu'on peut être porteur du virus sans faire de fièvre? (Question provenant de Ginette Guilbeault) 

«Certaines personnes peuvent faire une infection à ce virus et avoir des symptômes très légers, donc peu de température, ça peut passer inaperçu.» - Dr Christian Fortin, omnipraticien. 

Qu'est-ce qu'on fait si un employeur refuse qu'on se mette en quarantaine? (Question provenant de Carole Duguay) 

«C'est sûr que les employeurs doivent collaborer, le premier ministre l'a demandé, il faut que tout le monde y mette de la bonne volonté» - Dr Christian Fortin, omnipraticien. 

Est-ce qu'il y a une différence entre une personne en quarantaine et en isolement? (Question provenant de Pierre Gagnon) 

«Le terme quarantaine est de niveau fédéral et ç'a un lien avec un voyageur qui revient d'un pays étranger. Le voyageur qui à la COVID-19 et qui serait décrété en quarantaine. Pour les autres, des personnes positives, mais par contact, ou des personnes qui volontairement se mettent en isolement, le terme approprié est isolement. [...] Peu importe le terme utilisé, ce qu'il faut c'est s'isoler.» - Diane Lamarre, pharmacienne et analyste de «La Joute». 

Ma mère aime beaucoup les salles de bingo, est-ce que je devrais lui dire de ne pas les fréquenter? (Question provenant de Sylvie Girard) 

«Il faut se priver de certaines activités qu'on aime. Le bingo est une activité qui est très à risque parce qu'on touche des objets facilement contaminables. C'est la même chose pour les casse-têtes dans les résidences pour personnes âgées et les jeux de cartes.» - Diane Lamarre, pharmacienne et analyste de «La Joute». 

Quelle est la différence entre une bronchite et le COVID-19? (Question provenant de Daniel Carrier) 

«Les bronchites, on en voit tout le temps, particulièrement chez les gens qui ont des maladies obstructives pulmonaires chroniques. C'est une infection de l'arbre bronchique. Dans la COVID-19, ce ne sont pas seulement les bronches qui sont affectées, c'est toute la partie complète du poumon. C'est ce qui est particulier et qui cause les décès» - Dr Christian Fortin, omnipraticien. 

Puis-je continuer à aller à la collecte de sang sans risquer d'attraper le virus? (Question provenant de Jean-Guy Courtois) 

Il n'y a aucun danger à donner du sang comme les candidats au don de sang doivent se soumettre à une sélection rigoureuse, rappelle Héma-Québec.
«Il n’y a par ailleurs aucun risque de contracter une maladie en donnant du sang, puisque l’ensemble du matériel qui sert au prélèvement est neuf, stérilisé, scellé et n’est utilisé qu’une seule fois.»

Est-ce que la COVID-19 peut se propager grâce à l’eau? (Question provenant de Denis Guertin)  

«Non, il n’y a pas de transmission par l’eau.» - Dre Cécile Tremblay, microbiologiste infectiologue au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM).    

Combien coûte le test de dépistage du coronavirus? (Question provenant de Jean Bottari)  

«Le prix du test de dépistage n’est pas connu, mais il est assumé par le système actuellement.» - Dre Cécile Tremblay, microbiologiste infectiologue au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM)    

Pourquoi interdire les rassemblements de plus de 250 personnes? D’où vient ce chiffre? Pourquoi avoir choisi cette limite? (Question provenant de Marie-Claude Gamache)  

«Il ne s’agit pas d’un chiffre précis, mais d’un estimé de foule. C’est un seuil qui est basé sur des modèles avec lesquels on travaille. Ça veut dire que si vous avez un événement public de 220 personnes, ce n’est pas une bonne idée de le tenir.» - Dre Cécile Tremblay, microbiologiste infectiologue au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM)    

Je travaille dans une boutique de produits d’érable. Nous faisons souvent déguster des produits aux clients. Nous offrons également de la tire sur neige. Devrions-nous cesser ces activités par précaution? (Question provenant de Line B.)  

«C’est sûr qu’il faut suivre les règles d’hygiène, mais la tire sur neige et la dégustation, ce n’est pas dangereux. Il faut se rappeler que la règle, c’est d’éviter les rassemblements de 250 personnes et plus.» - Dre Cécile Tremblay, microbiologiste infectiologue au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM)    

Pourquoi l’Italie est autant infectée que la Chine? Est-ce que la souche du virus vient de la Chine ou d’ailleurs? (Question provenant de François Lanoue)  

«Nous n’avons pas encore de preuve comme quoi le virus en Italie provient de la même souche que celui en Chine. Il n’y a pas d’évidence non plus qui nous indique que la souche est plus virulente en Italie.» - Dre Cécile Tremblay, microbiologiste infectiologue au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM)    

Peut-on contracter le coronavirus sans avoir voyagé dans un des pays touchés par la pandémie? (Question provenant de Jean Bottari)  

«Oui c’est possible. Toutefois, présentement au Québec, on a des cas de personnes qui avaient voyagé dans un pays touché. Éventuellement, on pense que la transmission va se transmettre dans la communauté, mais présentement, ce n’est pas le cas.» - Dre Cécile Tremblay, microbiologiste infectiologue au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM)    

Est-ce que le personnel hospitalier est plus à risque de propager le virus? (Question provenant de A-G Collin)  

«Ils ne sont pas plus à risque, mais ils sont en contact avec les malades. S’ils attrapent la COVID-19, ils vont être mis en quarantaine et ils ne seront plus en contact avec personne.» - Dre Cécile Tremblay, microbiologiste infectiologue au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM)    

Mon employeur a décidé de fermer le bureau et je ne suis pas syndiqué. Est-ce que mon employeur est obligé de me payer? (Question provenant de Charles A. Guimond)  

«Coronavirus ou non, pour nous, les lois et règlements du travail s’appliquent en tout temps. Les normes du travail continuent de s'appliquer en vertu de la loi. Les employeurs ne peuvent pas faire n’importe quoi, n’importe quand, n’importe comment. La rémunération dépend toutefois de plusieurs facteurs. Est-ce que la personne est reconnue comme un travailleur au sens de la loi? Pour quelles raisons le bureau est-il fermé? Pour quelles raisons la personne est retournée chez elle? Tous ces éléments pèsent dans la balance. Coronavirus ou non, les programmes d’indemnités et les lois demeurent les mêmes. Les gens peuvent aller consulter la section des normes du travail sur le site de la CNESST pour plus d’information.» - Nicolas Bégin, porte-parole pour la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail    

Nous devons partir au Japon la semaine prochaine. Si nous annulons, nous perdons tout! Que faire? (Question provenant d’Henriette Turgeon)  

Il est difficile de répondre précisément aux questions liées aux voyages à l’extérieur du Canada prévus dans les prochains jours ou aux voyages qui se déroulent présentement. Il est donc préférable de téléphoner à votre agent de voyage et à votre assureur afin de connaître les procédures.    

Toutefois, la santé publique du Canada conseille dès maintenant de reporter ou annuler tout voyage non essentiel à l’étranger. D’ailleurs, Ottawa entend limiter le nombre de vols provenant d’outremer dans certains aéroports internationaux.    

Pour ce qui est de l’annulation d’un voyage, tout dépend de la raison et de la police d’assurance contactée lors de l’achat. Chaque compagnie d'assurance pourrait adapter son approche en fonction de l'évolution de la situation.    

Selon l’Association canadienne des compagnies d'assurances de personnes (ACCAP), «l'assurance vise à prévenir un risque futur et incertain. Étant donné que la situation mondiale du coronavirus est une ‘situation connue’, une assurance voyage nouvellement achetée peut ne pas fournir de couverture dans certaines situations» nous dit-on.    

L’ACCAP indique que «les transporteurs qui annulent des vols offrent le remboursement. D'ailleurs, les voyageurs devraient vérifier ce qu’il en est auprès de leur transporteur. De plus, certaines compagnies d'assurance ont annoncé que la couverture sera prolongée pour les adhérents dont l'assurance voyage expire ou a expiré, et qui sont dans l'impossibilité d’interrompre leur voyage en raison d’une mise en quarantaine et de l'absence de vol.»    

Les Canadiens détenteurs d’une assurance voyage pourraient toutefois «avoir droit à d’autres avantages. Par exemple, une allocation quotidienne pour les repas ou l’hébergement», souligne-t-on.

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