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Les policiers de Montréal seront munis de masques

Félix Séguin | Le Journal de Montréal

Bloc Police SPVM

Photo d'archives, Agence QMI

Les policiers de Montréal qui interviendront dans des endroits où la COVID-19 pourrait se propager porteront des masques.    

Les agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont commencé à recevoir des formations sur l’utilisation des masques de protection respiratoire, mercredi en début d’après-midi.    

Selon nos informations, 4000 masques seraient déjà disponibles pour les patrouilleurs du SPVM.    

L’organisation qui compte 6000 employés a tenu à se faire rassurante.    

« Il y a une coordination qui est faite avec la Ville de Montréal afin de s’assurer que les citoyens reçoivent les services auxquels ils ont droit et que personne ne cède à la panique », affirme le porte-parole du SPVM, Jean-Pierre Brabant.    

Vent de panique   

Aussi, les appels qui seront transmis par les répartiteurs indiqueront si le plaignant ou la victime situés à l’adresse où les policiers doivent se rendre présentent des symptômes associés au virus.    

Mais selon les sources à qui nous avons parlé au cours des derniers jours, il n’est pas toujours facile pour les patrouilleurs de savoir exactement à quoi ils auront affaire une fois sur place.    

« La panique a commencé à s’installer mercredi soir », raconte une source policière, qui relate la découverte du corps inanimé d’un homme dans le quartier Centre-Sud de Montréal.    

Le médecin appelé sur place afin de savoir si le décès était accidentel ou non a remarqué que la victime prenait des médicaments antigrippaux. Les agents ont aussi eu peur d’être exposés à des sécrétions potentiellement contagieuses.    

Un échantillon de salive a aussitôt été prélevé et le résultat s’est avéré négatif. L’homme n’avait pas contracté la COVID-19.    

Motel réquisitionnés   

Des corps policiers seront aussi appelés, dans les prochains jours, à réquisitionner des bâtiments au nom des autorités de santé publique.     

Ces sites pourraient servir à envoyer des citoyens en quarantaine.    

La Sûreté du Québec a d’ailleurs pris possession jeudi du Motel Belair, à Rigaud, en Montérégie.    

Selon nos informations, divers corps de police ont aussi commencé à discuter des enjeux légaux s’ils devaient utiliser la force pour contraindre un patient récalcitrant à la quarantaine, à la demande des autorités de santé publique.     

  

Si vous avez de l’information sur cette affaire contactez Félix Séguin en toute confidentialité: felix.seguin@protonmail.com et 514-618-6784 (cellulaire, Signal).