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L'interdiction d'entrée aux États-Unis étendue aux voyageurs depuis le Royaume-Uni et l'Irlande

Agence France-Presse

L'administration de Donald Trump a annoncé samedi l'extension au Royaume-Uni et à l'Irlande de l'interdiction d'entrée aux États-Unis déjà en vigueur pour les voyageurs ayant séjourné récemment dans les pays européens de la zone Schengen, et n'a pas exclu de viser d'autres pays.

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Le président américain a seulement confirmé lors d'une conférence de presse que cette mesure allait bientôt concerner aussi ces deux pays jusqu'ici exemptés.

«Nous suspendons tous les voyages depuis le Royaume-Uni et l'Irlande. Cette mesure entrera en vigueur lundi à minuit» heure de Washington, c'est-à-dire mardi à minuit, a ensuite précisé le vice-président Mike Pence.

«Les Américains au Royaume-Uni et en Irlande peuvent rentrer à la maison», ainsi que les «résidents permanents» aux États-Unis qui se trouvent dans ces deux pays, a-t-il assuré. Ils devront toutefois transiter par un nombre restreint d'aéroports où ils subiront des contrôles, avant d'être invités à se placer en quarantaine chez eux.

La mesure visant Londres et Dublin devrait durer aussi longtemps que celle pour le reste des pays européens, a ensuite précisé un haut responsable américain.

Le président Trump a également annoncé envisager l'annulation de certains vols «dans certaines régions» à l'intérieur du pays. «Nous travaillons avec les États et nous envisageons des restrictions», a-t-il ajouté.

Le dirigeant républicain avait créé la surprise en annonçant mercredi la suspension pour trente jours de l'entrée aux États-Unis des voyageurs étrangers ayant séjourné au cours des 14 derniers jours dans 26 pays européens. L'interdiction est entrée en vigueur samedi.

Cette mesure, vivement critiquée par l'Union européenne, avait en outre suscité une autre polémique, car elle ne concernait pas le Royaume-Uni, alors même que l'épidémie commence à s'y propager rapidement.

Le problème est que «les gens peuvent se rendre en Grande-Bretagne ou en Irlande depuis l'Europe continentale pour ensuite rejoindre les États-Unis» en contournant l'interdiction, a reconnu samedi le haut responsable. Washington espérait initialement pouvoir repérer ces mouvements «mais cela s'avère très difficile à surveiller d'un point de vue opérationnel», a-t-il ajouté.

Ce responsable n'a pas exclu une extension ultérieure à d'autres pays de l'interdiction d'entrée aux États-Unis.

«Si le même problème se pose dans d'autres régions du monde, nous envisagerons de les ajouter aux restrictions de voyage», a-t-il prévenu.

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