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«L’après-coronavirus» sera difficile pour le monde judiciaire

Michael Nguyen | Journal de Montréal

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Avec l’urgence sanitaire et la suspension de la majorité des procès, un juge de la Cour supérieure prévoit un retour à la normale difficile, une fois que la crise sera passée. 

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«La suspension des activités judiciaires entraîne des conséquences», a prévenu le juge Alexandre Boucher, ce lundi au palais de justice de Montréal.    

Juste avant, le magistrat suspendait un procès pour fraude. Tant la défense que la Couronne étaient en accord avec la décision. Car à l’heure actuelle, a rappelé le juge, l’important est de limiter au maximum la propagation de la COVID-19.    

Vendredi, les palais de justice à travers le Québec ont annoncé la suspension de la majorité des activités judiciaires, à l’exception des causes urgentes. Or, toutes les causes reportées aujourd’hui devront être remises à demain. Et l’agenda judiciaire est déjà plein.    

«Il va y avoir un effet domino qui risque de provoquer un engorgement du système», a prévenu le magistrat.    

Il serait toutefois surprenant que des accusés utilisent ces délais pour invoquer l’arrêt Jordan sur la limite du temps d’attente d’un accusé pour avoir son procès. Car même si ces derniers sont stricts, il existe une clause voulant que les délais exceptionnels ne soient pas comptabilisés.    

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