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Le virus peut survivre plusieurs heures à l'air libre

Le nouveau coronavirus provoquant la COVID-19 peut survivre en suspension dans l'air pendant environ trois heures et jusqu'à trois jours sur certaines surfaces, ont découvert des chercheurs américains.

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Pour mener leur étude, les scientifiques ont cherché à imiter sa propagation lors d'éternuements. Il faut comprendre que lorsqu'une personne tousse, elle se trouve à propager des microgouttelettes dans l'air qui peuvent demeurer en suspension ou se déposer sur les surfaces environnantes.

En analysant divers milieux, les chercheurs ont pu constater que le coronavirus est en mesure de survivre pendant environ trois heures dans les airs. Au cours de cette période, il pourrait potentiellement contaminer quelqu'un qui le respirerait.

Sa durée de vie sur les surfaces est bien plus grande. Les scientifiques ont trouvé des traces du virus toujours actif sur des feuilles de carton après 24 heures, tandis que le SARS-CoV-2 a été en mesure de survivre de deux à trois jours sur des surfaces en plastique et en acier inoxydable.

«Ces résultats nous fournissent des informations essentielles sur la stabilité du SARS-CoV-2 et laissent croire que les gens peuvent le contracter par les airs ou en touchant des objets contaminés», peut-on lire dans un communiqué émis par l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses, dont les chercheurs ont contribué à l'étude.

Les scientifiques ont aussi noté que le SARS-CoV-2 a une durée de vie sur les surfaces très similaires à son prédécesseur, le SARS-CoV-1, responsable de la crise du SRAS en 2002-2003. Or, ce virus n'avait infecté qu'un peu plus de 8000 personnes dans le monde, contre plus de 200 000 à ce jour pour le nouveau coronavirus, dont près de 600 au Canada.

«Les données disponibles laissent croire que les gens infectés par le SARS-CoV-2 pourraient répandre la maladie sans parvenir à identifier ou avant d'identifier les symptômes de la maladie», ont avancé les chercheurs pour expliquer ce contraste entre les deux virus.

L'étude américaine est parue dans la revue spécialisée «New England Journal of Medecine».

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