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Pas de pénurie de nourriture en vue, selon un expert

Épiceries bondées, tablettes vides et limites de quantité par client, doit-on craindre une pénurie de nourriture au pays? 

Les autorités, dont le premier ministre François Legault, se sont faites rassurantes ces derniers jours, plaidant qu’il n’y avait pas de risque imminent. Avis que corrobore Sylvain Charlebois, spécialiste de l’industrie agroalimentaire de l’Université Dalhousie, même s’il pense que la crise du coronavirus pourrait durer quelques semaines. 

«Je ne suis pas inquiet du tout. D’ailleurs, hier soir, Galen Weston, le président de Loblaws, annonçait justement qu’il ne manquera pas de nourriture», dit-il. 

À son avis, le problème est plutôt que les épiciers ne parviennent pas à remplir les tablettes assez rapidement. D’où pourquoi certaines chaînes limitent les quantités de produits par client. 

«On a de la difficulté à remplir les tablettes parce que la demande est tellement intense chaque jour», explique M. Charlebois. 

Il n’envisage pas non plus une augmentation généralisée des prix. 

«En fait, j’ai l’impression qu’on va faire extrêmement attention. Avec les réseaux sociaux aujourd’hui, on ne peut plus abuser. Si on abuse, on se fait pincer dans le temps de le dire», indique-t-il. 

Sylvain Charlebois est plutôt préoccupé par la valeur du dollar canadien, qui a chuté de 5 sous durant la dernière semaine. Cela pourrait avoir des répercussions sur l’importation des aliments, qui, à son tour, pourrait augmenter les prix des fruits et légumes, entre autres.

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