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Un premier décès au Québec

Charles Lecavalier | Journal de Québec

Malgré l’annonce d’un premier décès et une importante hausse des infections à prévoir, les Québécois ne doivent pas baisser les bras. La bataille contre le coronavirus sera longue, mais les effets positifs de la distanciation sociale apparaîtront la semaine prochaine.  

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«Ça prend 12 jours avant de voir l’effet sur la courbe [...] Ce n’est pas parce qu’on va avoir des cas en augmentant qu’il faut se dire: “c’est le temps de lâcher”. C’est le temps d’aller encore plus loin», a lancé le directeur national de la Santé publique Horacio Arruda lundi.         

  

  

M. Arruda a laissé tomber que le nombre de cas pourrait bondir demain, selon les hypothèses du gouvernement, ce qui ne veut pas dire «qu’on a perdu la bataille».  

L’augmentation de la cadence des tests — 200 par jours jeudi dernier, près de 5000 par jour dès vendredi — pourra permettre d’avoir un meilleur portrait de la situation. Le Québec n’a pas encore de contamination communautaire élargie, et se bat «au cas à cas». Les employés de la santé publique font des centaines d’appels par jour pour retrouver les personnes en contact avec les gens infectés.  

Premier décès  

D’entrée de jeu, le premier ministre François Legault a offert ses condoléances à la famille de la première victime québécoise de la pandémie de coronavirus [voir autre texte], une personne âgée qui est entrée en contact avec un voyageur. M. Legault estime que ce drame fait la démonstration de la nécessité d’appliquer strictement les règles d’interdiction de visites dans les centres de personnes âgées. «Si on avait besoin d’une preuve de la gravité de la situation, bien, on l’a», a-t-il dit.   

  

  

Il a martelé que «chaque geste compte et peut sauver des vies» pour ralentir la propagation du virus. «La bataille va être dure, la bataille va être longue, elle fait juste commencer, mais je suis convaincu qu’ensemble on est capables de la gagner», a-t-il dit.  

Changer ses habitudes  

M. Arruda a martelé ses messages d’intérêt public: se laver les mains, se maintenir à distance de plus d’un mètre des étrangers, et changer ses habitudes. «Par exemple, peut-être arrêtez d’utiliser l’argent comptant, qui peut être contaminé. Faites-vous livrer des choses, si vous pouvez, plutôt que de se déplacer», a-t-il indiqué.  

Il faut éviter également tout rassemblement, qu’il soit dans un lieu public, ou à la maison. «L’approche que prend le Québec, c’est de convaincre avant de contraindre. Il faut convaincre pour que la majorité des gens le fassent», a-t-il souligné.  

Mais la méthode douce pourrait avoir ses limites. Des policiers pourraient livrer des ordonnances à des groupes qui choisissent tout de même de se réunir. «On doit nourrir nos gens. On doit leur offrir un milieu sécuritaire. On doit maintenir les services essentiels, contre le feu, la police. Mais des comportements qui ne sont pas essentiels à la vie, qui pourraient tuer d’autres personnes, pourraient être arrêtés», a-t-il dit.  

M. Legault a d’ailleurs déploré que certains lieux «pas catholiques» de cultes n’aient toujours pas fermé leurs portes.       

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