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Coronavirus: toutes les options sont sur la table pour le système scolaire

TVA Nouvelles

Toutes les écoles du Québec sont fermées depuis lundi en raison de la pandémie mondiale de coronavirus et dans l’immédiat, le système scolaire en est encore à évaluer toutes ses options quant à la poursuite éventuelle de ses activités.  

«Il y a plusieurs scénarios sur la table à dessin présentement, pour avoir discuté aujourd'hui avec mes collègues des différentes régions du Québec, on a déjà envoyé un message au ministre qu'on est prêts à s'asseoir avec les autres acteurs de l'éducation pour essayer de trouver des solutions», a avancé Nicolas Prévost, président de la Fédération québécoise des directions d'établissements d'enseignement, mercredi soir, en entrevue à LCN.    

Plus tôt en journée, le premier ministre du Québec, François Legault, a indiqué que les écoles pouvaient rester fermées deux mois et que sinon, «il y a un scénario un peu plus pessimiste qui nous amènerait jusqu'à l'automne, jusqu'au mois de décembre». 

Pour M. Prévost, l’idée de terminer immédiatement l’année scolaire n’est qu’«un des scénarios» étudiés. À l’heure actuelle, les acteurs du monde scolaire n’ont absolument rien décidé quant au moment où l’école va recommencer, que ce soit cette année où à l’automne prochain.   

Sinon, on en est à voir s’il n’y a pas moyen de poursuivre les cours à distance en se servant de différents moyens technologiques. Mais encore là, il y a des écueils.  

«Ce qui nous inquiète beaucoup, c'est la géométrie variable: est-ce qu'on est capables de mettre en place des moyens de rejoindre nos étudiants? Ce ne sont pas tous les élèves qui sont équipés en matière d'équipement informatique», a indiqué M. Prévost, ajoutant que le système scolaire pourrait peut-être se servir des médias pour faire des capsules de contenu pédagogique.  

Enfin, il ne semble pas question, en ce moment, de faire «passer» automatiquement tous les élèves si la présente année scolaire ne devait jamais reprendre.  

«Sur la promotion automatique, je dirais qu'on a des réserves, a-t-il admis. Quand on pense à nos étudiants de cinquième secondaire, au niveau de la diplomation, il y a quand même des examens qui sont importants. Il y a des élèves qui étaient déjà en grande difficulté.»  

«Pour 90% de nos élèves, ce ne serait pas une problématique pour une promotion automatique, a-t-il également souligné. Pour certains de nos élèves, il faudra s'y pencher.»  

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.  

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