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Pas possible de conclure que l'ibuprofène aggrave les symptômes, dit Santé Canada

Agence QMI

Santé Canada est d’avis qu’il est impossible de conclure pour l’instant que l'ibuprofène aggrave les symptômes de la COVID-19. 

«Il n'y a pas à l'heure actuelle de données scientifiques établissant un lien entre l'ibuprofène, ou d'autres médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), et l'aggravation des symptômes de la COVID-19», a fait savoir le ministère fédéral de la Santé, dans un avis publié vendredi. 

Ayant pris connaissance de signalements faisant état de l'innocuité liés à l'usage d'ibuprofène par les personnes atteintes de la COVID-19, Ottawa a fait le point, en indiquant que rien jusqu’ici ne permet d’étayer cette hypothèse. 

«Le gouvernement du Canada suit la situation de près, notamment en examinant tous les nouveaux renseignements et signalements à mesure qu'il y en a, et prendra les mesures qui conviennent pour protéger la santé et la sécurité de la population canadienne», a-t-on précisé. 

Offert souvent en vente libre (Advil, Motrin), l'ibuprofène est un AINS utilisé pour soulager la douleur et la fièvre, ainsi que pour réduire l'inflammation. 

Le ministère fédéral a rappelé qu’en août dernier, un examen de l'innocuité de l'ibuprofène et du risque de certaines infections bactériennes graves chez les enfants atteints de varicelle a été lancé. 

«[Santé Canada] a récemment conclu qu'il n'y avait pas de lien entre les deux, a-t-on précisé. Un résumé de cet examen devrait être publié prochainement.» 

On recommande à ceux qui prennent actuellement de l'ibuprofène, surtout pour traiter une maladie chronique, de continuer de le faire. 

«Si vous avez des symptômes de la COVID-19, parlez à votre professionnel de la santé des produits de santé les plus appropriés pour soulager la fièvre ou la douleur», a-t-on ajouté.

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