/news/coronavirus

Écoles fermées : la mère d’un enfant décédé appelle à la vigilance

Amélie St-Yves | Le Journal de Montréal

Photo courtoisie

Une mère dont le garçon de six ans est mort noyé lance un appel à la vigilance pendant que les ados ne sont pas à l’école en cette période de la crise de la COVID-19.  

• À lire aussi: EN DIRECT | Tous les derniers développements sur le coronavirus 

• À lire aussi: Des élèves du privé en classe virtuelle 

• À lire aussi: Un retour en classe le 30 mars est «peu probable» 

Le drame est à crever le cœur. Ryan Rousseau, six ans, est décédé après avoir chuté dans un cours d’eau lundi dernier, à Saint-Colomban, pendant qu’il se faisait garder.  

La mère de l’enfant, Valérie Stevens, souhaite maintenant sensibiliser la population.  

Elle affirme qu’il est la première victime collatérale de la COVID-19, car le petit aurait normalement été en sécurité à l’école s’il n’y avait pas eu de pandémie.  

La maman souligne qu’il faut être plus vigilants face aux enfants depuis la fermeture des écoles.  

« Nous allons tous tenter de nous serrer les coudes le plus possible et je parle de confier nos enfants à nos amis, notre famille, pour que nous puissions aller travailler, car notre quotidien continue et se doit de continuer », explique-t-elle dans une lettre.  

Dire non  

La mère de famille rappelle qu’il ne faut pas avoir peur de refuser de garder un enfant, car il faut toujours les avoir à l’œil et à proximité. Elle ajoute qu’ils sont sans malice, mais qu’on ne peut pas se fier à leur jugement.  

« Nous ne voulons montrer personne du doigt, porter aucune critique, ce message est simplement pour sensibiliser ceux à qui nous allons confier nos enfants, pour ne pas revoir des incidents comme celui-ci se produire au cours de ces mesures restrictives dues aux fermetures d’écoles », est-il inscrit.  

Reconnaissance  

Dans l’avis de décès publié, la famille remercie sincèrement tous les intervenants qui ont tout mis en œuvre afin de tenter de sauver la vie de la jeune victime.  

Des proches de la famille ont lancé une campagne de sociofinancement pour permettre une pause aux deux parents et au petit frère de la victime. Ils ont amassé près de 12 000 $ en quelques jours. 

Dans la même catégorie