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La Rive-Nord de Montréal désertée

Geneviève Quessy | Le Journal de Montréal

Photo Geneviève Quessy

Malgré le soleil printanier radieux et des soldes affichés dans les vitrines des magasins, on se serait cru dans un village fantôme, samedi, sur la Rive-Nord de Montréal.  

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Des restaurants et des commerces fermés, des rues où seuls les nids-de-poule brillaient sous le soleil, c'est une ambiance de fin du monde qui régnait. Vraisemblablement, les citoyens sont restés confinés dans leur maison pour respecter les consignes gouvernementales afin de limiter la propagation de la COVID-19.   

En plein samedi midi, les stationnements des commerces étaient vides. Bien que le centre d'achats Place Rosemère soit toujours officiellement ouvert, seulement quelques voitures s'y trouvaient, ce qui est rare pour un samedi. Même chose au Carrefour Boisbriand. Un peu de clientèle au Home Dépôt, avec un stationnement au tiers plein, mais partout ailleurs, le bitume était désert.   

Photo Geneviève Quessy

Olivier, vendeur au Centre Hi-Fi du Carrefour Boisbriand, qui a refusé de donner son nom de famille, disait n'avoir jamais vu un si bas achalandage. «On a 90% moins de monde qu'un samedi normal, je dirais, et même comparé à un lundi... la plupart des lundis sont plus occupés que ça.»   

Pourtant, dans les premiers jours de la crise, les clients s'étaient précipités pour acheter des télévisions et des chaînes stéréo. «C'est là qu'on a fait nos meilleures ventes de l'année. Les gens se préparaient à rester enfermés.»   

Mais tout est tombé au point mort. «On y va un jour à la fois, en attendant, on travaille surtout à répondre au téléphone pour aider les gens», explique le vendeur.   

Un peu plus loin, le Costco Boisbriand semblait plus populaire, avec un stationnement à moitié plein. À l'extérieur, les gens faisaient la file avec leur chariot en attendant leur tour.    

Photo Geneviève Quessy

«Ils laissent rentrer un nombre limité de gens pour ne pas qu'il y ait de bousculade. Cette semaine, je voulais venir et la file était tellement longue que j'ai laissé tomber. Aujourd'hui, il y a moins de monde, alors je suis venue faire mes provisions», dit une jeune femme, qui n'a pas voulu donner son nom.   

Même sentiment de désolation à Bois-des-Filion et à Terrebonne lorsque Le Journal est passé en après-midi samedi. Dans les quelques commerces ouverts, clients et commerçants transigeaient rapidement en se tenant loin et en se regardant à peine. À part l'odeur de récurrent qui régnait partout, rien de bien réjouissant dans la banlieue nord, en ce beau samedi après-midi du premier jour du printemps.

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