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Fin de la pandémie : le chiffre magique

Agence QMI

Alors que plusieurs entrevoient déjà la fin des mesures de confinement avec impatience, un expert met en garde contre le retour à la normale trop précipité en attendant la mise au point d’un vaccin.

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«Si vous regardez à Hong Kong, ils avaient bien réussi à contrôler l’épidémie. Les mesures se sont assouplies parce qu’on avait de moins en moins de cas à chaque jour. La population est moins sur ses gardes et hop, le nombre de cas recommence à monter», a expliqué Benoît Mâsse, professeur titulaire au département de médecine sociale et préventive à l’Université de Montréal.

De passage au micro de l’émission Le retour de Mario Dumont à QUB radio, M. Mâsse a rappelé que pour déclarer officiellement la pandémie comme terminée, 28 jours consécutifs doivent s’écouler sans nouveaux cas rapportés.

«C’est quatre semaines consécutives sans cas, et avant ça on a connu une diminution des chiffres pendant environ deux semaines. On parle donc de six semaines où tout ce que l’on a c’est des bonnes nouvelles, mais on ne peut pas bouger», a-t-il écrit.

«La pression devient alors excessivement forte et on se relâche.»

Benoît Mâsse prévoit donc une certaine période d’alternance entre confinement et retour à la normale, et ce, «tant que le vaccin ne sera pas au point».

Même son de cloche du côté des frontières, leur réouverture devant attendre, selon lui. «Il faut être certain que dans les autres provinces, chez nos voisins du sud et même en Europe, eux aussi ont réussi à contrôler l’épidémie. Ce n’est pas clair pour moi qu’on va tous réussir en même temps», a-t-il prévenu.