/news/coronavirus

COVID-19: plus de 10 000 demandes d’allègements chez Desjardins

Jean-Michel Genois Gagnon | Le Journal de Montréal

Photo d'archives Agence QMI, Mario Beauregard

En 10 jours, le Mouvement Desjardins a reçu plus de 10 000 demandes d’allègements de membres pour des produits de financement. Une mesure qui a pour objectif d’aider les consommateurs à traverser cette crise.  

• À lire aussi: Les Canadiens mis à pied recevront 2000 $ par mois

• À lire aussi: De précieux conseils pour boucler votre fin de mois

• À lire aussi: Des locataires demandent un «pardon ministériel» pour le non-paiement du loyer

Mercredi, l’institution financière de Lévis a confirmé au Journal que le téléphone a sonné davantage au cours des derniers jours.   

Plusieurs clients ayant récemment été mis à pied par leur employeur cherchent à obtenir des congés de paiement sur plusieurs mois pour des prêts personnels ou hypothécaires ainsi que pour des cartes de crédit.   

«Actuellement, il n’y a pas de tendance vers l’un ou l’autre des produits. Les membres et clients qui nous appellent se prévalent des allègements sur l’ensemble de ceux-ci», mentionne le porte-parole Jean-Benoît Turcotti.  

Pour prendre une entente, les membres de Desjardins peuvent communiquer avec leur conseiller. Ils peuvent aussi appeler au 1800 CAISSES entre 6h et minuit ou pour les entreprises au 1888 AFFAIRE.  

La coopérative précise que chaque dossier est analysé «au cas par cas» et que ces reports de paiements «ne devraient pas avoir d’impact sur la cote de crédits des gens».    

À la Banque de Montréal, la direction refuse de fournir de l’information sur les ententes de paiement qui ont été conclues avec des clients au cours des derniers jours précisant que ce type de données n’est pas public.  

Avec des intérêts  

La semaine dernière, Le Journal mentionnait que certaines mesures d’allègements offertes par les institutions financières canadiennes ne prévoient pas de congé pour les intérêts. Ils continueront de se cumuler au cours de la période de répit et ils s‘ajouteront au montant de la dette.  

Actuellement, 34 % des Canadiens vivent d’un chèque de paie à l’autre, selon un sondage publié en 2019 par l’Association canadienne de la paie.   

Devant la pandémie de COVID-19, les principales institutions financières du Canada ont fermé plusieurs de leurs succursales. Ils misent sur leurs outils web ainsi que leurs centres d’appels pour servir les gens.  

À VOIR AUSSI