/news/coronavirus

Des entreprises d’ici à l’offensive pour « garder l’argent au Québec »

Jean-Michel Genois Gagnon | Journal de Montréal

En période de crise, il faut se serrer les coudes. Et c’est ce que 13 entrepreneurs du Québec font en invitant les consommateurs à prioriser les achats locaux afin d’aider les entreprises d’ici à traverser la tempête.   

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus  

• À lire aussi: Entreprises essentielles: au moins 400 emplois disponibles à Québec  

• À lire aussi: Indice de confiance des PME : les patrons broient du noir  

Ces entrepreneurs, ce sont des gens que vous connaissez. Ils sont sur vos réseaux sociaux, présents dans la communauté et dans les médias. Ils offrent des produits qui vous nourrissent, qui vous habillent ou qui vous servent dans votre quotidien.   

Aujourd’hui, ils ont besoin de vous, car ils craignent l’impact, comme plusieurs autres, de la mise sur pause du Québec pour plusieurs semaines.   

«On veut sensibiliser les consommateurs. Il faut acheter local. Il faut garder l’argent à l’intérieur de la province si on veut être plus fort», indique au Journal Mathieu Landry-Girouard, copropriétaire de l’enseigne Bamboo Underwear.   

Cette compagnie réalise des sous-vêtements pour hommes et femmes.   

La semaine dernière, le premier ministre du Québec, François Legault, a demandé aussi aux citoyens d’acheter localement et en ligne pour contrer les impacts de la COVID-19.   

«S’il vous plaît, dans les prochaines semaines, les prochains mois, c’est plus important que jamais d’acheter des produits qui sont faits au Québec», a-t-il dit.   

Publicités étrangères   

Au cours des derniers jours, depuis l’apparition du virus au Québec, le patron de Bamboo Underwear indique avoir constaté une augmentation de la publicité en ligne provenant de compagnies à l’étranger.   

«Présentement, les ventes en ligne explosent, mais les offres arrivent de partout. Il y a beaucoup d’entreprises à l’international qui viennent cibler les consommateurs du Québec qui sont à la maison», prévient M. Landry-Girouard.   

«Une entreprise du Québec dépense au Québec. Que ce soit un petit détaillant ou un gros, cela fait vivre l’économie locale», rappelle-t-il.   

Ces 13 compagnies québécoises qui mènent cette offensive sont Womance, Cook It, Bamboo Underwear, KaseMe, Poches & Fils, Cookie Bluff, Teangle, Monsieur Cocktail, June Swimwear, Evive Smoothie, Firebarns, Chocolats Favoris et Folia Design.   

D’ailleurs, elles lanceront mercredi à 16 h un concours sur les réseaux sociaux pour sensibiliser les gens à acheter des produits locaux. Pour y participer, il suffira d’aller sur la page Facebook d’une des enseignes. Chaque firme offrira pour environ 200 $ de marchandises aux gagnants.   

Selon le cofondateur de KaseMe, William Giroux, les entrepreneurs doivent également s’entraider dans cette période plus difficile pour les affaires. Il est aussi d’avis que la population peut actuellement avoir un impact direct sur le portefeuille du Québec.   

« Entre entrepreneurs, on peut se donner un coup de main. Ce n’est pas parce que je vends des étuis de cellulaire en ligne que je ne peux pas aider Chocolat Favoris et vice versa. L’idée est de créer un mouvement de tous les entrepreneurs locaux », conclut M. Giroux. 

Dans la même catégorie