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Garder les SAQ ouvertes est une «excellente décision»

Véronique Morin | Agence QMI

Joël Lemay / Agence QMI

Les experts de la santé publique ont pris la «bonne décision» en laissant les SAQ ouvertes pendant la crise de la COVID-19, selon un expert en dépendance.

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D'ailleurs, il n'existerait aucun lien, démontré scientifiquement, entre la dépendance et l'accessibilité à une substance comme l'alcool, selon Jacob Amnon Suissa, professeur et chercheur dans le champ des dépendances, et professeur en travail social à l’UQAM.

Invité à se prononcer à QUB radio, mercredi, sur la décision du gouvernement de laisser les SAQ ouvertes pour «éviter le chaos social», le professeur a réitéré à plusieurs reprises qu'il croyait qu'il s'agissait d'une «excellente décision».

«C’est un petit remède», a-t-il lancé.

Il compare même l’alcool aux antidépresseurs et aux anxiolytiques, comme les benzodiazépines qui sont reconnues comme étant une classe de médicaments causant la dépendance. «Est-ce qu'on penserait à les enlever des pharmacies», a suggéré Sophie Durocher pour pousser l'analogie. «Voilà,» a acquiescé l'expert.

Par contre, il invite les gens à penser à leur relation à l’alcool et à la place qu’elle occupe dans leur vie. «Si on la prend pour anesthésier un mal, ça peut ouvrir la porte à la dépendance», a-t-il tenu à préciser.

«Il ne faut pas banaliser ces substances [...], il faut réfléchir à la fonction qu'elles occupent dans nos styles de vie», a expliqué Jacob Amnon Suissa.