/news/coronavirus

La COVID-19 explose aux États-Unis : Donald Trump fustigé pour désinformation

TVA Nouvelles

À l’heure où le nombre de cas associés au coronavirus connait une hausse sans précédent aux États-Unis, Donald Trump est montré du doigt pour ses discours décousus, dépourvus de faits, voire carrément mensongers. Certains commentateurs américains y voient carrément de la désinformation. 

• À lire aussi: Wall Street se tasse face aux hésitations du Sénat américain 

• À lire aussi: Avec la pandémie, les affaires de Trump elles aussi en péril  

«L’épicentre mondial du coronavirus, ce n’est plus la Chine, ce n’est plus l’Italie, ce sont les États-Unis avec plus de 60 000 cas» avance d’emblée Jean-Marc Léger, président de la firme Léger et observateur de la scène politique américaine.  

Malgré tout, plusieurs américains doutent encore de l’existence-même du virus à l’heure actuelle. 

Mardi, le président a mentionné lors d’une entrevue avec Fox News que chaque année, plus de 20 000 personnes meurent de la grippe. Il se demande alors en quoi est fondée la préoccupation envers cette «grippe comme les autres». 

«C’est ce type de commentaire qui est inconsistant, erratique et qui lance de mauvais signaux contrairement à François Legault par exemple, qui est consistent, qui envoie des signaux clairs et le message est reçu de façon claire dans la population» explique M. Léger en entrevue à LCN. 

La santé économique avant tout  

Le président américain Donald Trump est fustigé par sa gestion de crise qui crée des remous au pays. Ce dernier semble davantage préoccupé par la santé économique américaine et pense déjà «au retour à la réalité» au moment où le nombre de cas monte en flèche. 

«C’est à la base de sa réélection et c’est pour ça qu’il se préoccupe davantage des indices boursiers que les statistiques sur les gens malades» estime M. Léger. 

La popularité du président a grimpé de 5% dans la dernière semaine et 60% des américains estiment que sa gestion de crise est bien faite. 

«Il faut toutefois faire attention parce qu’en temps de crise, la popularité du président augmente toujours. Chaque président est défini en fonction de sa crise. (...) Par contre, quand le nombre de morts va s’accumuler aux États-Unis, ça risque d’être plus difficile pour M. Trump au cours des prochaines semaines» assure Jean-Marc Léger. 

L'intégralité de l'entrevue avec Jean-Marc Léger est en haut de page.

Dans la même catégorie