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Le plan de relance adopté

Guillaume St-Pierre | Journal de Montréal

Après avoir passé la journée d’hier à se quereller, les députés fédéraux ont finalement adopté dans la nuit le plan d’aide d’urgence historique de 82 milliards annoncé la semaine dernière par le gouvernement Trudeau.   

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Ce pan vise à aider financièrement les familles, travailleurs et entreprises touchés de plein fouet par la pandémie de la COVID-19.    

Son adoption a fait l’objet de longues négociations. Les libéraux souhaitaient se doter de pouvoirs de dépenser et de taxations extraordinaires pour faire à la crise.   

Les oppositions ont obtenu une limitation de ses pouvoirs après des heures de bisbille    

« Les libéraux ont honteusement tenté d'utiliser une crise de la santé publique pour se donner le pouvoir d’augmenter les impôts, la dette et les dépenses sans l’approbation du Parlement jusqu’au 1er janvier 2022. Mais après des heures de négociations, le gouvernement a fait marche arrière», s’est réjoui M. Scheer par voie de communiqué.   

Le projet de loi doit normalement être adopté aujourd’hui par le Sénat, pour ensuite obtenir la sanction royale.  

Le plan de 82 millions comprend :  

5G$ pour les millions de travailleurs qui ont été mis à pied de façon temporaire, qui pourraient l’être de façon permanente ou qui ont vu leurs heures de travail diminuer.  

10G$, ou jusqu’à 450 $ par semaine pendant 15 semaines pour tous, y compris les travailleurs autonomes qui sont malades ou qui ont reçu la directive de s’isoler, mais qui ne sont pas admissibles aux prestations de maladie de l’assurance-emploi.       

Ceux qui s’occupent d’un proche à la maison sans salaire sont aussi visés.         

Une augmentation en mai de 300 $ par enfant de l’Allocation canadienne pour enfants.             

Un crédit sur la TPS doublé pour 2020 pour les foyers à revenu modique.       

Pour les entreprises, une subvention de 10 % des salaires, un report du paiement de l’impôt et des crédits de plusieurs milliards.