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L'ONU appelle à libérer des détenus pour éviter «des ravages» en prison

AFP

La Haute-Commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU Michelle Bachelet a appelé mercredi à la libération urgente de détenus à travers le monde pour éviter que la pandémie de COVID-19 ne fasse des «ravages» dans les prisons souvent surpeuplées. 

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Après l'Organisation mondiale de la santé (OMS) lundi, la Haute-Commissaire a exhorté «les gouvernements et les autorités compétentes à travailler rapidement pour réduire le nombre de personnes en détention», en libérant par exemple «les détenus les plus âgés et ceux malades, ainsi que les délinquants présentant un risque faible». 

«Le COVID-19 a commencé à frapper les prisons, les maisons d'arrêt et les centres de détention d'immigrants, ainsi que les centres de soins résidentiels et les hôpitaux psychiatriques, et risque de causer des ravages auprès des populations extrêmement vulnérables au sein de ces institutions», a-t-elle prévenu, en reconnaissant que «plusieurs pays [avaient] déjà entrepris des actions positives» en ce sens. 

L'Éthiopie a notamment annoncé mercredi l'amnistie et la libération prochaine de plus de 4.000 prisonniers pour désengorger ses prisons. 

L'ex-présidente du Chili, qui connut les geôles du régime Pinochet dans les années 1970, a par ailleurs enjoint les gouvernements à «libérer toute personne détenue sans fondement juridique suffisant, y compris les prisonniers politiques et les personnes détenues simplement pour avoir exprimé des opinions critiques ou dissidentes». 

«Une fois libérées, ces personnes devraient être soumises à un examen médical et des mesures devraient être prises pour veiller à ce qu'elles reçoivent les soins et le suivi nécessaires, y compris un suivi médical», a-t-elle ajouté.

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