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Un rassemblement qui coûtera 1000 $ à un locataire de Gatineau

Maxime Deland

Contrevenir aux consignes de la Santé publique peut coûter très cher. Parlez-en à ce locataire de Gatineau qui a reçu une amende de 1000 $ pour avoir organisé une fête chez lui, dans la nuit de mardi à mercredi.

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Il s’agissait d’ailleurs de la première contravention émise sur le territoire de Gatineau en vertu de la Loi sur la Santé publique depuis le début de la crise du COVID-19.

Un peu avant 1 h du matin, les policiers ont été appelés à se rendre dans un immeuble à logements du secteur de Hull en réponse à une plainte pour bruit excessif.

«Dès leur arrivée sur les lieux, les policiers ont constaté un fort niveau de bruit audible de l'extérieur de l'immeuble et estimé que plusieurs personnes étaient présentes à l'intérieur du logement faisant l'objet de la plainte», a indiqué la police de Gatineau dans un communiqué.

Vérifications faites, deux des cinq personnes sur place n’étaient pas des résidents de l’endroit.

La police serait d’abord intervenue en optant pour une «une approche basée sur l'information et la sensibilisation», mais se serait butée à des gens qui refusaient de collaborer.

«Considérant l'attitude récalcitrante des individus, le locataire du logement a reçu un constat d'infraction de 200 $, plus les frais administratifs, pour avoir contrevenu au règlement municipal concernant le bruit», ont fait savoir les autorités.

Un deuxième constat d’infraction - de 1000 $ celui-là - a été remis au locataire pour avoir tenu un rassemblement.

Les forces de l’ordre ont tenu à rappeler que les amendes données pour ceux qui contreviennent à la Loi sur la Santé publique varient entre 1000 $ et 6000 $.

La police a également profité de l’occasion pour rappeler aux gens l’importance de respecter les mesures sanitaires mises de l’avant par le gouvernement de François Legault.

Du côté des autres plus importants corps policiers de la province, soit ceux de Longueuil, Québec, Montréal et la Sûreté du Québec, on a indiqué qu’aucune contravention n’avait été donnée pour rassemblement illégal depuis le début de la crise du coronavirus.

Au Service de police de Laval, on a mentionné «qu’aucune statistique ne sera comptabilisée, ni diffusée» concernant les rassemblements illégaux.

L’ensemble des services de police joints par l’Agence QMI ont insisté sur le fait qu’ils prônaient «la collaboration et la sensibilisation» auprès des gens récalcitrants qui décident de tenir des rassemblements.

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