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Appels aux élèves : un défi de taille, mais réalisable

TVA Nouvelles

En pleine période de quarantaine, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a annoncé jeudi que Québec invitait tous les enseignants qui le peuvent à contacter leurs élèves par téléphone ou à l’écran une fois par semaine et ce, en priorisant les jeunes en difficulté.

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«On est satisfaits de tout le travail qui se fait entre partenaires présentement» souligne d’emblée Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) en entrevue à LCN.

«Ce qui est important pour nous, c’est le placement que faisait le ministre de l’Éducation quand il disait que c’est dans la souplesse et en tenant compte de la réalité de chacune des familles, mais aussi chacun des membres du personnel enseignant [que cela peut se réaliser]» ajoute Mme Scalabrini, confiante.

Au cours des derniers jours, François Legault a répété à maintes reprises qu’il était important que les enfants sortent à l’extérieur. 

«On a entendu au cours des derniers jours qu’il ne fallait pas mettre le cerveau des enfants à "off". Personne ne veut mettre les cerveaux des enfants à "off " rappelle Mme Scalabrini.

Cette dernière indique que le défi réside plutôt en la capacité d’offrir un service aux enfants qui le pourront et qui se trouvent dans un contexte favorable à l’apprentissage.

Les enfants «vulnérables» en priorité

Les enseignants ont d’abord le devoir d’identifier les élèves les plus «vulnérables» de leur classe et de prioriser leur suivi. Ces élèves devraient d’abord être joints «quelques fois par semaine» par leur enseignant.

Il n’est pas sans dire que cette opération nécessitera énormément d’organisation du côté des enseignants au secondaire, rappelle Mme Scalabrini. 

«C’est impensable de penser qu’en enseignant spécialiste qui a 300 élèves va appeler ses 300 élèves!» ironise la présidente de la FSE-CSQ.

L'intégralité de l'entrevue avec Josée Scalabrini se trouve en haut de page.

-Avec Daphné Dion-Viens