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Les avocats de la défense sont solidaires

Kathleen Frenette | Le Journal de Québec

Me Maxime Roy

Photo d'archives, Agence QMI

Me Maxime Roy

La compétition entre les bureaux d’avocats de la défense qui s’occupe des dossiers criminels est féroce, mais, en ce temps de la COVID-19, le mot solidarité est sur la bouche de tous et là, comme dans bien d’autres professions, on se serre les coudes. 

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«Si on m’avait dit il y a un mois que je serais ici, bénévolement, pour représenter tous mes collègues de la défense et reporter leur dossier je ne l’aurais pas cru», a dit Me Maxime Roy lorsque les représentants du Journal l’ont aperçu, jeudi matin, au palais de justice de Québec. 

Criminaliste depuis un peu plus de quatorze ans, Me Roy n’a pas caché que, dans son milieu, à Québec, la compétition est forte et que certains juristes s’arrachent littéralement les clients. Avec un ratio de quatre avocats de la défense pour un poursuivant, ce n’est pas étonnant.  

Tous pour un 

Me Roy qui défend présentement les intérêts de Nathalie Normandeau c’est toutefois dit à la fois fier et étonné de voir comment, dans le district judiciaire de Québec, les avocats se tiennent et se respectent en ce temps de crise. 

« Il y a parmi l’ensemble des cabinets de la ville de Québec une solidarité que je n’ai jamais vu. Les avocats échangent beaucoup sur les changements, les façons de faire... On a brisé les frontières pour partager l’information», a mentionné Me Roy. 

Concernant la suite, «l’après-COVID», Me Roy n’a pas voulu trop s’avancer. Cependant, il redoute que la fin de l’été et l’automne soient extrêmement chargés pour reprendre les causes qui n’auront pas été entendues ce printemps et au début de l’été. 

31 mai 

«Les tribunaux ont reporté au 31 mai leur règles d’entendre les causes urgentes. À cette date, la situation sera réévaluée», a-t-il dit en précisant que la question qui demeurait en suspens trouvait réponse au Bureau du directeur des poursuites criminelles et pénales. 

«Les dossiers qui sont mis au rôle étaient peut-être déjà des dossiers qui étaient sous enquête avant les mesures. Y aura-t-il plus de dossiers dans les prochaines semaines? Y’en aura-t-il moins? La question demeure et c’est ce qui va conditionner ce qu’il sera possible de gérer», a-t-il ajouté. 

Quoi qu’il en soit, il estime que les juges et l’appareil judiciaire au grand complet travaillent très fort pour entendre les causes qualifiées d’urgentes dans le contexte actuel. 

«C’est toutefois évident que la situation va faire appel à la créativité et à l’engagement de tous pour reprendre le rythme des affaires judiciaires lorsque le système va se remettre en marche», a-t-il dit en terminant.