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Prisons et COVID-19: la Ligue des droits et libertés sonne l’alarme

Agence QMI

SYLVAIN DENIS/AGENCE QMI

La Ligue des droits et libertés (LDL) continue de presser Québec et Ottawa de procéder à la libération de certains détenus afin d’empêcher la propagation du coronavirus en milieu carcéral.

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L’organisme québécois avait demandé la semaine dernière aux autorités de libérer de toute urgence les détenus âgés ou malades, ceux en fin de peine, les femmes enceintes, les personnes détenues dans les centres d’immigration, ainsi que les personnes en attente de procès pour des délits non violents.

«La seule mesure d’application générale annoncée officiellement a été la suspension des peines intermittentes. C’est nettement insuffisant. Les gouvernements doivent s’engager dès maintenant en ce sens», a déclaré Lucie Lemonde, porte-parole de la LDL, jeudi, par voie de communiqué.

Mme Lemonde énumère les nouveaux défis auxquels font face les détenus, qui vivent déjà dans une grande promiscuité. Elle s’inquiète que la situation dégénère.

«Les échos qui nous parviennent de derrière les murs sont alarmants : absence de masques et autres moyens de protection pour le personnel, non-distribution de savon au Leclerc, augmentation de la violence à Bordeaux, grève de la faim au Centre de prévention de l’immigration à Laval, double occupation des cellules, etc.»

«L’Ontario, tout comme l’État de New York, a déjà procédé à la libération de centaines de personnes incarcérées. Il est urgent que le Québec et Ottawa emboîtent le pas», a poursuivi la porte-parole de LDL.