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Des Québécois coincés en Inde somment le gouvernement d’agir

TVA Nouvelles

Au moment où des millions de Canadiens sont confinés, des milliers d’autres sont toujours coincés en Inde et prient pour pour être rapatriés par Ottawa. 

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 Depuis mercredi, les 1,3 milliard d’habitants en Inde sont en confinement et le seront pour une période d’au moins trois semaines. Certains policiers n’hésitent pas à avoir recours à la violence pour faire respecter les règles, rendant la situation encore plus pénible pour les voyageurs.

Quatre Québécois rejoints par TVA Nouvelles se désolent de l’absence de mesures pour les sortir de là en temps de crise : «On ne voit pas vraiment d’action du gouvernement; On ne peut pas sortir, on ne peut se rejoindre; Ce n’est pas la place où il faut être dans les prochains mois», sont une partie des témoignages exprimés.

«Aussitôt qu'on a l'air étranger et qu'on ne correspond pas à leurs critères ethniques, on est montré du doigt et on est identifié comme une source de propagation», s’indigne Brigitte Robert, l’une des nombreuses Québécoises coincées en Inde.

Pour ajoute à l’angoisse, il est très difficile d’avoir accès à des nouvelles du gouvernement canadien.

«On est aucunement informés des plans du gouvernement fédéral de nous ramener. C'est quelque chose qui est encore plus stressant», s’inquiète Mathilde Lafortune, autre touriste coincée en Inde.

«Il y a eu au-dessus 350 touristes qui ont été ramenés dans leur pays. C'est un peu dur à croire que le Canada travaille sur des mesures activement, tandis que les autres pays sont déjà rendus à faire des vols», dénonce quant à lui Rémi Tremblay.

Un autre voyageur, Rémi Dion, est en Inde depuis le mois de janvier pour ses études. Il se considère chanceux puisque l'endroit où il réside présentement lui permet d'avoir accès à de l'eau et de la nourriture.

«Si, pour une raison quelconque, dans la petite communauté ou je suis, quelqu'un venait à être malade, je risque d'être celui qui va être montré du doigt. Donc, la situation peut changer d'un jour à l'autre», explique-t-il.

Le gouvernement indique qu'il travaille sur des options potentielles et qu'il s'agit d'une situation complexe. C'est donc dire que les Canadiens coincés en Inde doivent continuer à s'armer de patience. 

-Avec les informations de Bénédicte Lebel.

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