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Des règles plus souples pour finir sa session à distance

Daphnée Dion-Viens | Le Journal de Montréal

Photo d'archives

Québec assouplit les règles en place dans les cégeps afin de permettre à un maximum d’étudiants de compléter leur session à distance.  

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Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a fait parvenir au réseau collégial des précisions sur les mesures à mettre en place pour compléter la session d’hiver 2020 à distance «dans la mesure du possible, selon des modalités flexibles déterminées par les établissements, en concertation avec les enseignants».  

La fermeture de tous les établissements d’enseignement a été décrétée jusqu’au 1er mai, en raison de la pandémie de la COVID-19, alors qu’environ la moitié de la session collégiale avait été complétée.  

Pas de note chiffrée obligatoire  

Les travaux personnels dirigés seront considérés comme une activité d’apprentissage, au même titre que l’enseignement ou des laboratoires.  

Plutôt que de donner une note finale chiffrée, les enseignants pourront décider d’accorder une «équivalence», ce qui signifie que les objectifs du cours auront été atteints.  

Des étudiants qui sont dans des situations difficiles pourront par ailleurs abandonner un cours à tout moment, sans mention d’échec.  

Si la fermeture se prolonge au-delà du 1er mai, les finissants n’auront pas à compléter l’épreuve uniforme de français pour obtenir leur diplôme.  

Concernant la cote R, sur laquelle est basée en bonne partie l’admission dans les programmes universitaires contingentés, deux calculs seront réalisés (incluant ou non les résultats de la session d’hiver 2020) et le meilleur résultat sera retenu.  

La Fédération des cégeps et la Fédération étudiante collégiale se disent satisfaites des éclaircissements qui ont été apportés, ce qui permettra la reprise graduelle des cours à partir de lundi.  

Le son de cloche est similaire du côté de la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ), qui représente la majorité des profs de cégep.  

Mais il reste toujours des questions sans réponse, souligne son vice-président, Yves de Repentigny, considérant notamment des cours techniques qui ne pourront être complétés à distance. «On n’a pas eu de réponse claire encore, ça nous inquiète un peu», lance-t-il.

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