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La Chine ne partage plus de théories du complot, selon Washington

Agence France-Presse

La Chine a cessé de propager des théories du complot sur internet dans les pays en voie de développement au sujet d'une implication américaine dans la naissance du nouveau coronavirus, après avoir rencontré peu d'écho, a déclaré vendredi un responsable américain.

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Le centre du département d'État américain chargé d'analyser et contrer la propagande étrangère a estimé que Pékin mettait désormais davantage l'accent sur ses propres succès pour endiguer l'épidémie et sur l'aide qu'elle fournir à des pays tiers.

Les messages chinois en Afrique montrent que les autorités du géant asiatique, où la COVID-19 a été détectée pour la première fois en décembre, «semblent avoir abandonné cette campagne de désinformation selon laquelle le coronavirus est né aux États-Unis», a affirmé à des journalistes Lea Gabrielle, coordinatrice de ce centre.

«Nous constatons aussi une tendance similaire en Amérique du Sud», a-t-elle ajouté.

Selon elle, l'analyse des interventions du gouvernement chinois sur les réseaux sociaux autour des 13-15 mars montre «des réactions essentiellement négatives» en Afrique face à cette hypothèse non étayée.

Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères avait évoqué il y a près de deux semaines sur Twitter cette théorie selon laquelle un militaire américain pouvait avoir porté le nouveau coronavirus à Wuhan, premier épicentre de l'épidémie en Chine.

Le département d'État avait dénoncé une théorie du complot «ridicule» et convoqué l'ambassadeur de Chine à Washington, tandis que le président Donald Trump avait manifesté son agacement en employant ouvertement la formule «virus chinois» pour évoquer le coronavirus.