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Le Bureau de la concurrence défavorable à l’acquisition de Transat par Air Canada

Agence QMI

Le Bureau de la concurrence est préoccupé par le projet d'acquisition de Transat par Air Canada qui, d’après son analyse, entraînerait entre autres une augmentation des prix.

Selon l’institution fédérale, la fusion des services des deux compagnies aériennes aurait aussi comme conséquences «une diminution des services et une réduction importante des voyages effectués par les Canadiens sur certains trajets où leurs réseaux actuels se chevauchent».

La conclusion du Bureau de la concurrence est que l'acquisition proposée qui éliminerait la rivalité entre les deux entreprises «aura vraisemblablement pour effet d'empêcher ou de diminuer sensiblement la concurrence dans la vente de voyages aériens ou de forfaits vacances aux Canadiens».

L’analyse rendue publique vendredi souligne que les effets de la transaction se feraient sentir sur 83 trajets. «La transaction représente également une fusion des deux seuls transporteurs offrant un service sans escale sur 22 de ces trajets», souligne également le Bureau.

La décision finale concernant la transaction, qui a été acceptée par les actionnaires de Transat le 23 août dernier, sera prise par le gouverneur en conseil (le Cabinet) et s’appuiera sur la recommandation du ministre des Transports du Canada, Marc Garneau. Le ministère a jusqu’au 2 mai 2020 pour compléter son évaluation.

Si la décision est favorable, Air Canada fera l’acquisition du groupe Transat – qui comprend notamment Air Transat - pour la somme approximative de 720 millions, soit 18 $ par action.

Toujours confiant

Du côté de Transat, la confiance n’a pas été ébranlée par les conclusions de ce rapport. Selon le transporteur, la fusion des services des deux compagnies aériennes engendrerait de nombreux avantages à long terme pour les parties prenantes.

«Il faut prendre le rapport du Bureau de la concurrence avec un peu de distance, et ne pas en tirer de conclusions quant à la décision finale, a indiqué Jean-Marc Eustache, président et chef de la direction de Transat, par voie de communiqué.

«Le rôle du commissaire de la concurrence se limite à étudier les impacts sur la concurrence dans le marché, autrement dit à pointer les difficultés, sans nécessairement envisager les solutions ou les mesures correctives qui pourraient être mises en place, ni prendre plus largement en compte l'intérêt public», a-t-il ajouté.

«L'évaluation de Transports Canada apportera un éclairage plus complet sur les tenants et aboutissants de la transaction et sur l'ensemble des retombées sur la population et l'économie canadiennes.»