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Un débardeur du Port de Montréal positif à la COVID-19

Philippe Orfali | Journal de Montréal

GEN-STOCKQMI-PORT-MONTREAL

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Après avoir assuré la semaine dernière qu’il prenait « toutes les mesures nécessaires » afin d’assurer la santé et la sécurité de son personnel au cours de la pandémie, le Port de Montréal suspend toutes les activités de ses cinq terminaux à conteneurs pour près de 24 h, en raison d’un premier cas confirmé de COVID-19 parmi son personnel, a appris Le Journal. 

Un premier test a été déclaré positif à la COVID-19 parmi les débardeurs, confirme le syndicat dans une note obtenue par Le Journal. Les activités du port sont suspendues au moins jusqu’à 7 h samedi, le temps que les installations soient désinfectées.    

La semaine dernière plusieurs travailleurs avaient exercé un droit de refus de travail, comme le permet le Code canadien du travail, justement parce qu’ils craignaient la transmission de la COVID-19 sur leur lieu de travail.   

Des craintes qui étaient légitimes 

Le présent incident démontre que ces craintes étaient « légitimes », selon Michel Murray, porte-parole du syndicat des débardeurs.   

L’employé malade a travaillé à divers moments au cours des 20 derniers jours sur les quais et n’avait pas voyagé à l’extérieur du pays dans les semaines précédentes. Il en déjà en retrait « depuis quelques jours» et plusieurs autres travailleurs ont été forcés de subir les tests de dépistages. Ils sont en attente d’un résultat.  

« Présentement, sur un quart de travail, neuf personnes différentes peuvent utiliser la même machinerie. Et la machinerie peut être employée par neuf autres personnes le lendemain », expose M. Murray.  

Rappelons que le Port de Montréal a été paralysé partiellement jeudi dernier parce que des débardeurs jugeaient que leur santé et leur sécurité étaient mises en danger par leur employeur, en pleine pandémie de la COVID-19.   

Le Port de Montréal est le deuxième en importance au Canada et le principal au Québec. Il traite toutes sortes de marchandises, dont des médicaments essentiels.   

Les débardeurs soutenaient la semaine dernière que les membres de l’Association des employeurs maritimes ne respectaient pas les directives énoncées par les autorités de santé publique canadienne et québécoise, notamment en ce qui a trait à la distance à respecter entre les employés. Ils s’inquiétaient aussi de l’absence d’installations pour se laver les mains. Le va-et-vient constant de personnes et de véhicules est également mis en cause, dans le contexte de la pandémie.  

La direction du Port de Montréal n’a pas retourné les appels du Journal, vendredi.  

L’Association des employeurs du Port affirme pour sa part que « toutes les mesures appropriées sont prises par les opérateurs de terminaux afin de ramener au travail les employés de façon sécuritaire ».