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Une pharmacie dénonce les abus et le manque de respect

Jean-François Racine | Journal de Québec

Courtoisie

Les associés d’une succursale Uniprix de Saint-Georges, en Beauce, dénoncent les abus de certains clients et réclament des relations plus harmonieuses à l’intérieur du commerce essentiel.  

Dans les épiceries et pharmacies, la fatigue et le stress s’installent lentement, mais sûrement.    

«Les gens sont irrespectueux, pas tous, mais quelques-uns chaque jour. Des clients sont malhonnêtes et engueulent nos commis au triage, à l'entrée. Nous prenons désormais la température des clients à l'entrée, car certains viennent encore consulter pour de la fièvre et l'avouent seulement une fois au comptoir du pharmacien», mentionne l’équipe de pharmaciens dans un long message.    

Chaque jour, la succursale doit appliquer de nouvelles mesures pour protéger à la fois les clients et ses employés.    

Les policiers  

Les propriétaires se sont finalement résignés à demander à la Sûreté du Québec de faire des patrouilles régulières dans le secteur.    

«Nous n'avons jamais voulu en arriver là! Nous avons cru au bon jugement de tous, mais on est loin d'y être!», peut-on lire dans leur cri du cœur.    

Pour éviter de voir le commerce fermer ses portes et gérer les ordonnances seulement par téléphone, les clients devront rapidement collaborer, disent-ils.    

Les pharmaciens ajoutent qu’un client mécontent de retour de voyage a insulté en plein visage une employée qui posait les questions usuelles, jugeant ces vérifications trop sévères.    

«Nos employés sont fatigués, stressés, et font tout pour vous offrir des alternatives pour vous aider. Nous avons des caméras dans le portique», termine l’équipe qui signalera maintenant les abus aux autorités.