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La chloroquine du Québec réservée aux malades chroniques

Agence QMI

Les stocks actuels de chloroquine et d’hydroxychloroquine dans les pharmacies du Québec seront dorénavant réservés aux patients atteints de maladies chroniques spécifiques afin qu’ils puissent continuer de s’en procurer en cette période de pandémie de COVID-19.

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Les autorités sanitaires anticipent une pénurie de ces deux médicaments étant donné toutes les informations qui circulent depuis un certain temps à leur sujet à l’effet qu’ils seraient efficaces pour le traitement de la COVID-19, et ont décidé d’agir.

L’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS), l’autorité québécoise en matière de médicaments, notamment, a émis une ordonnance vendredi demandant aux pharmaciens de réserver ces médicaments aux personnes atteintes de lupus érythémateux disséminé, aux femmes enceintes à risque de rechute pendant la grossesse et aux enfants et adolescents de moins de 18 ans atteints d’arthrite juvénile idiopathique.

Les autres personnes atteintes de maladies chroniques ne pourront obtenir ces deux médicaments, à moins d’avoir une ordonnance médicale indiquant la nécessité de poursuivre leur traitement.

Les pharmaciens devront donc, en vertu de la nouvelle mesure, interrompre temporairement les traitements à la chloroquine (Aralen et versions génériques) et l’hydroxychloroquine (Plaquenil et versions génériques) pour les personnes atteintes de maladies chroniques sauf celles faisant partie des exceptions, tout en donnant l’information nécessaire aux patients faisant face à un refus.

L’ordonnance de l’INESSS stipule notamment que les pharmaciens devront aviser ces derniers de continuer à prendre les comprimés qu’ils ont encore en leur possession et de communiquer avec leur médecin en cas de détérioration de leur condition médicale.

Dans le dépliant d’information que les pharmaciens remettront aux patients, il est clairement indiqué pour les rassurer que les stocks restants actuels «NE sont PAS destinés au traitement des patients du Québec atteints de la COVID-19».

De leur côté, les médecins sont invités par leur ordre professionnel, le Collège des médecins du Québec, à «soutenir les pharmaciens dans l’application de cette nouvelle mesure et de collaborer avec eux s’ils ont besoin d’un avis médical».

«Ils [les médecins] doivent également offrir à leurs patients une thérapie de substitution temporaire (ex. : dérivés de cortisone), le cas échéant, et se rendre disponibles pour répondre à leurs questions concernant l’interruption de leur médication», peut-on lire dans un message sur le site internet du Collège des médecins.

«Cette mesure exceptionnelle, qui a rapidement fait l’objet d’un consensus auprès des experts cliniciens, a comme but de prévenir une rupture d’inventaire de ces deux médicaments», peut-on lire dans un message sur le site internet du Collège des médecins qui a collaboré à la préparation de l’ordonnance de l’Institut, avec l’Ordre des pharmaciens du Québec et l’Ordre des infirmiers et infirmières du Québec.

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