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La STM accusée de ne pas respecter les règles

Agence QMI

COURTOISIE

En pleine pandémie, des employés de la Société de transport de Montréal (STM) sont payés pour faire l’entretien de véhicules qui ne sont même pas en circulation, dénonce leur syndicat.

Même si l’achalandage du transport en commun a chuté de plus de 75 % dans les derniers jours, la STM garde son personnel au travail et ce, depuis le début de la crise du coronavirus.

Des employés sont plutôt redirigés vers d’autres tâches, comme l’entretien du réseau.

Or, dans de nombreux cas, on ne parle pas de services essentiels, d’après le Syndicat du transport de Montréal, qui pense que ces employés devraient plutôt être envoyés à la maison.

«En demandant à des dizaines d'employé-es non essentiels de se déplacer au travail, la STM augmente les risques de contamination et met à risque la sécurité des travailleuses et des travailleurs de la STM», a décrié par communiqué Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), dont est membre le Syndicat du transport de Montréal.

Les employés redirigés vers l’entretien pourraient toujours plaider leur droit de refus devant la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), mais cela aurait pour conséquence d’engorger le système en ce temps de crise de la COVID-19. Pour le syndicat des travailleurs de la STM, il est donc souhaitable que la société de transport mette immédiatement fin à cette pratique de travail.

La STM a réagi samedi aux attaques du syndicat. Même si le nombre d’autobus et de métros va être amputé de 20 % à partir de lundi à cause la baisse d’achalandage, la société dit avoir besoin de tous ses employés actuellement.

«En effet, [la STM] a plus que jamais besoin de ses employés d’entretien pour atteindre l’objectif d’augmenter les fréquences quotidiennes de nettoyage», a indiqué la STM dans un communiqué.

Manque d’hygiène

Les syndiqués trouvent par ailleurs insuffisantes les mesures de nettoyage mises en place dans les autobus et les métros dans les derniers jours. Ils se plaignent également qu’aucune mesure d’hygiène n’a été ajoutée dans les cafétérias et les vestiaires.

Toujours par communiqué, la STM s’est engagée à relever les mesures d’hygiène dans les lieux fréquentés par ses employés.

De plus, tous les autobus seront nettoyés tous les jours, promet également la société de transport. Actuellement, seulement 65 % des bus sont désinfectés quotidiennement.