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Le message crucial d’un médecin à New York aux Québécois

TVA Nouvelles

Après une nuit à travailler dans l’urgence d’un hôpital de New York, un médecin avait un message pour les Québécois.   

«Vous avez la chance extraordinaire d’être derrière dans l’épidémie. Vous avez un peu de temps», a lancé le Dr Julien J. Cavanagh, en entrevue avec Paul Larocque, samedi, sur les ondes de LCN.  

«Si vous vous confinez maintenant, dans une quinzaine de jours vous aurez 200 morts au Québec. Si votre confinement est efficace, si vous le faites vraiment bien et sérieusement, si vous ne sortez qu’une fois par semaine pour faire des courses, vous avec la chance historique de contenir la propagation», a ajouté le médecin qui pratique à New York.  

L'État de New York a émergé comme l'épicentre de l'épidémie aux États-Unis, avec près de 45 000 cas et plus de 500 morts vendredi, des nombres qui évoluent rapidement.  

«Il y a 15 jours, on avait 2 patients [atteints de la COVID-19], sur l’ensemble des trois hôpitaux partenaires où je travaille, à ce jour, on en a 480», a soutenu le Dr Julien J. Cavanagh.  

«C’est une situation, véritablement, de catastrophe sanitaire qu’on est en train de vivre à New York», a expliqué le Dr Cavanagh. «C’est un spectacle que j’aurais jamais pensé connaître dans ma carrière», a-t-il ajouté.   

Équipements de protection rationnés, tests réservés aux malades les plus graves: à New York, épicentre de l'épidémie qui frappe désormais de plein fouet les États-Unis, certains soignants confient avoir une peur grandissante du coronavirus, alors que les malades se multiplient dans leurs rangs.  

 

 

«L’équipement commence à manquer. On est obligé de réutiliser des matériels jetables, comme des masques N-95, des protections oculaires, des jaquettes», a avoué le médecin.  

Selon les estimations des autorités new-yorkaises, il faudrait encore attendre trois semaines avant le pic de l'épidémie dans la métropole.   

«On est conscient qu’il va falloir faire des choix. On est déjà en train de réfléchir à des protocoles pour sélectionner soigneusement les patients qui auront les meilleures chances de guérir. Et ça, c’est quelque chose dans la médecine moderne auquel on ne s’attend pas», a poursuivi le Dr Cavanagh.  

«On est passé d’une médecine extrêmement sophistiquée, hyperspécialisée, à une situation de désastre, catastrophe sanitaire», a-t-il conclu.  

- Avec des informations de l'Agence France-Presse  

Regardez l’entrevue complète avec le Dr Julien J. Cavanagh dans la vidéo ci-dessus.