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Les locataires de chalets doivent plier bagage

Étienne Paré | Agence QMI

Les nombreux Québécois qui ont loué des chalets à la campagne pour y passer la période de confinement doivent penser à plier bagage: tous les lieux d’hébergement ont été forcés de fermer leurs portes samedi.  

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Ceux qui se trouvent présentement dans un chalet, dans un gîte ou une auberge peuvent terminer leur séjour, mais ne pourront pas le renouveler, a annoncé la ministre du Tourisme, Caroline Proulx.  

Toutes les réservations pour des séjours entre les 29 mars et 13 avril sont par ailleurs annulées.  

«Je sais que les décisions que l'on prend aujourd'hui sont difficiles pour les exploitants d'établissements d'hébergement touristique comme pour les Québécois qui avaient planifié des vacances au cours des prochaines semaines», a reconnu la ministre, par communiqué.  

Caroline Proulx a cependant fait savoir que certains campings avaient par ailleurs obtenu l’autorisation de rester ouverts, mais seulement pour accueillir les snowbirds qui n’ont pas de résidence fixe au Québec.  

Les hôtels peuvent aussi poursuivre leurs activités puisqu’ils sont considérés comme un service essentiel pour «les clientèles dans le besoin en lien avec les directives de santé publique», est-il précisé dans le communiqué.  

Arrivée massive de citadins  

La décision de Québec a fait le bonheur de Christophe Dandurand, propriétaire de Chalets Spa Canada dans Charlevoix, qui s’était insurgé cette semaine sur les réseaux sociaux que plusieurs de ses concurrents restaient ouverts.  

«C’était très irresponsable. On n’est pas encore au pic de la pandémie et l’hôpital de La Malbaie n’aurait pas eu la capacité d’accueillir tous ces gens», a-t-il commenté samedi.  

Christophe Dandurand remarque que depuis le début du confinement, plusieurs citadins ont déposé leurs valises dans son coin de pays, fuyant les villes, où se concentrent les cas de COVID-19 à l’heure actuelle.   

Certains avaient loué des chalets, mais d’autres possèdent des résidences secondaires et sont partis y vivre.  

«Je suis conscient qu’on ne peut pas empêcher ceux qui ont des chalets de venir, mais il faut qu’ils comprennent qu’ils doivent rester chez eux.   

Hier, il y a une femme qui m’a demandé où elle pouvait faire du ski de fond.   

C’est complètement irresponsable!» a-t-il déploré.Plusieurs localités à travers le Québec observent la même tendance: des résidents secondaires viennent à leur chalet ces temps-ci, car ils ont l’impression d’être plus en sécurité.   

Or, les résidents permanents, eux s’inquiètent de cet afflux.  

Sur la Côte-Nord, la municipalité de Tadoussac a même demandé la semaine dernière aux urbains de se placer en quarantaine pour 14 jours à leur arrivée, comme s’ils revenaient de voyage à l’étranger.