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COVID-19: La chloroquine ne doit pas être utilisée, statue l'INESSS

Agence QMI

La chloroquine et l'hydroxychloroquine, ces substances prisées par certains spécialistes pour lutter contre les symptômes de la COVID-19, ne doivent pas être utilisées par les personnes atteintes de cette maladie, sauf exception, a statué dimanche l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) du Québec.

«Malgré certains résultats encourageants d’essais cliniques portant sur de petites cohortes de patients, les données disponibles n’appuient pas un usage généralisé de la chloroquine ou de l’hydroxychloroquine chez les patients souffrant de la COVID-19», a indiqué sans détour l'organisme dans sa prise de position publiée dimanche matin.

Différentes petites études se sont penchées sur l'efficacité de ces substances utilisées pour lutter contre le paludisme, laissant entrevoir qu'elles pourraient s'avérer efficaces contre la COVID-19, mais sans amener de résultats parfaitement convaincants, a souligné l'INESSS.

«En dehors d’un protocole de recherche, l’usage devrait être limité à des patients dont la situation clinique est sévère, évaluée au cas par cas, soutenu par un comité interdisciplinaire d’experts», a jugé l'INESSS.

La chloroquine est vantée par le Dr Didier Raoult, en France, qui estime que le médicament a le potentiel d'aider à la lutte contre la pandémie. Le président américain Donald Trump a aussi vanté cette substance, allant jusqu'à la qualifier de remède «miracle». Quant à l’hydroxychloroquine, elle est un dérivé de la chloroquine.

Malgré ce qui est dit sur la chloroquine, les autorités sanitaires mettent en garde contre l'automédication à ce médicament, qui peut s'avérer toxique à haute dose.

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