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«La vraie nature»: Mariloup Wolfe a fait la paix avec son image

Marie-Josée R. Roy | Agence QMI

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PHOTO COURTOISIE/Productions Déferlantes

Mariloup Wolfe est souvent perçue comme une jeune femme légère et pétillante. Une image avec laquelle elle a fait la paix, mais qui ne correspond pas nécessairement à la personne qu’elle est en réalité, confie-t-elle dans l’épisode de «La vraie nature» qui sera diffusé ce dimanche, à TVA.

«J’aimerais mieux faire des entrevues de fond en tout temps, mais ce n’est pas ça qu’on me demande», lance la comédienne et réalisatrice à l’animateur Jean-Philippe Dion lors du segment des confidences de fin de soirée, sous les regards amicaux et compatissants de Sébastien Benoît et Boucar Diouf, aussi invités au chalet de «La vraie nature» cette semaine. 

Or, la créatrice se dit sereine devant sa réputation imposée. Elle accepte de jouer le jeu dans le contexte du «show-business». À un point tel que l’attachée de presse de son dernier film, «Jouliks», qui a pris l’affiche l’automne dernier, lui a demandé de refuser des entrevues ou d’être plus tranchante dans certains entretiens pour pouvoir mettre de l’avant la cinéaste et la femme de tête en elle. 

Crédibilité 

À «La vraie nature» on reverra un extrait de «Ramdam», série jeunesse qui a apporté à Mariloup Wolfe une grande popularité, certes, mais aussi une difficulté à être prise au sérieux en tant qu’artiste, elle qui, à 30 ans, incarnait alors une adolescente de 17 ans. 

L’obtention d’un contrat de conceptrice et réalisatrice pour une campagne de publicité pour le ministère de la Santé et des Services sociaux, a contribué à lui conférer de la crédibilité. Un «mini peu» rebelle, de son propre aveu, Mariloup a refusé de se consacrer exclusivement à «Ramdam» pendant la durée du tournage de la fiction pour voyager, réaliser et vivre d’autres expériences. D’abord réticents, les producteurs ont consenti à lui accorder davantage de liberté pour la garder au sein de la production. 

«À un moment donné, j’ai dit : "Renvoyez-moi"», relate celle qui affirme aujourd’hui ne plus avoir de mal à décrocher des engagements comme réalisatrice, ce qui l’enthousiasme. 

«C’est sûr que me retirer un peu, vivre la vraie vie, ne pas me regarder dans le miroir tout le temps (...) Me voir, je trouve ça plus difficile en vieillissant. D’être derrière, avec ma couette pas faite, avec mes lunettes et mes écouteurs, à réaliser, je suis bien heureuse!» plaide celle qui vient de signer la fiction en six épisodes «Mon fils», sur Club illico. 

Moins généreuse 

Autre élément qui a contribué à forger une carapace à Mariloup Wolfe : sa séparation médiatisée d’avec Guillaume Lemay-Thivierge, en 2015. 

«D’être dans le "spotlight" dans des moments difficiles de ta vie, c’est assez difficile, souligne Mariloup à "La vraie nature". Quand je suis blessée, je suis un petit animal qui va panser ses plaies dans un coin...» 

La jeune maman soutient d’ailleurs être «un peu moins généreuse» en ce qui a trait au partage de son intimité publiquement, qu’elle n’a pu l’être dans le passé. 

«Je ne suis pas prête à gagner des "likes", des "followers" au détriment de mettre ma vie privée publique», dépeint-elle sagement. 

«La vraie nature», ce dimanche, 29 mars, à 21 h 15, à TVA.