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Les couturières se mobilisent pour offrir leur aide

TVA Nouvelles

Depuis plusieurs jours, la Coop Couturières Pop, dans l'est de Montréal, est déserte. Néanmoins, les couturières qui travaillent habituellement ici et toutes les autres qui sont à la maison souhaitent venir à la rescousse de ceux et celles qui assurent les services essentiels, à commencer par les travailleurs de la santé.

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«On est en train de former une équipe-choc», a lancé Camille Goyette Gingras, cofondatrice de la Coop Couturières Pop, sur les réseaux sociaux.

Cette dernière a reçu 4000 réponses de couturières aux quatre coins du Québec et prêtes à travailler à leur domicile, comme cela se fait en Europe, tout en étant rémunérées.

Une centaine de couturières d'un peu partout au Québec sont prêtes à fabriquer des masques de protection dès maintenant, et ce nombre pourrait atteindre 1000 au cours des prochaines semaines. 

«En France, avec cette même initiative auprès de 300 couturières, il a été possible d’assembler près d’un demi-million de masques en quatre jours», explique Mme Goyette Gingras.

Une centaine de couturières d'un peu partout au Québec sont prêtes à fabriquer des masques de protection dès maintenant, et ce nombre pourrait atteindre 1000 au cours des prochaines semaines. 

Ces masques de fortune seraient fabriqués à base de coton.

Appel à la prudence

Un médecin de l'Institut national de santé publique appelle cependant à la prudence.

«Ils doivent répondre à certains critères, et, malheureusement, l'utilisation de coton pour faire des masques n’est certainement pas ce qui est recommandé pour avoir la meilleure capacité de filtration», indique le Dr Gaston de Serres, épidémiologiste.

«L'idéal, ce serait de nous donner la capacité de nous fournir les matières textiles, puis de vérifier avec nous comment on peut arriver aux certifications pour produire des masques chirurgicaux», explique Mme Goyette Gingras.

Cette coop souhaite aussi fabriquer des vêtements pour les infirmières et les préposés, maintenant que le ministère de la Santé ont fait la demande que les uniformes restent à l'hôpital.

Alors que le pic de la pandémie au Québec devrait survenir à la mi-avril, les gouvernements répètent qu'il y aura suffisamment de matériel de protection alors que certains travailleurs de la santé se plaignent déjà de ne pas en avoir assez.