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Les infirmières enceintes inquiètes

Pascale Robitaille | TVA Nouvelles

Le stress et l’inquiétude, c’est les sentiments qui habitent présentement les femmes enceintes dans les milieux hospitaliers du Québec. À la FIQ, le syndicat des professionnels en soins de Chaudière-Appalaches, les appels et les courriels se multiplient.

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«Ça fait 2 semaines qu’on demande à l’employeur de retirer les femmes enceintes et les personnes immunosupprimées. Elles sont vraiment inquiètes. Nous avons à peu près une centaine de femmes enceintes qui nous écrivent à chaque jour», explique la vice-présidente Carole Mercier. 

La direction de l’Hôtel-Dieu de Lévis a notamment refusé à plusieurs reprises le retrait d’une infirmière enceinte de 20 semaines de son milieu de travail.  

Pourtant, selon les recommandations de l’Institut National de Santé Publique du Québec (INSPQ), l’employeur doit affecter la travailleuse enceinte de manière à éliminer les contacts rapprochés avec la clientèle et les collègues. Cette mesure n’est pas prise en compte à l’Hôtel-Dieu de Lévis. 

«On mange dans la même salle d’employés. C’est une table de 4 et on est 8 autour de la table. Nous sommes 8 à 10 infirmières assises au poste d’infirmières » affirme une infirmière enceinte à TVA Nouvelles, qui préfère garder l’anonymat.

L’INSPQ demande également à l’employeur d’éviter la présence de la femme enceinte dans un même local avec les personnes sous investigation ou les cas probables de COVID19. Encore une fois, c’est une mesure qui semble avoir été oubliée. 

«On est en contact avec les personnes qui ont la COVID-19 parce que sur mon département présentement il y a une suspicion de COVID, on attend toujours le résultat» déplore l’infirmière.

La direction du CISSS de Chaudière-Appalaches confirme que l’ensemble des recommandations des médecins en santé publique sont respectées et qu’elle ne commentera pas de cas particulier.