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Protection du personnel: les syndicats s’impatientent

Agence QMI

Les syndicats du milieu de la santé haussent le ton contre le gouvernement Legault, plaidant que l’équipement de protection est largement insuffisant pour assurer la sécurité du personnel soignant.

«Des laboratoires aux soins à domicile, en passant par les centres jeunesse et les CHSLD, nos membres sont laissés à eux-mêmes», s’est insurgée Andrée Poirier, présidente de l’Alliance du personnel professionnel et technique du réseau de la santé et des services sociaux (APTS), par communiqué.

Le syndicat dit demander au gouvernement depuis le début de la crise du coronavirus, il y a 16 jours, d’accroître la disponibilité du matériel de protection, comme les masques, mais en vain.

«Qui sera présent pour offrir les soins et les services dont la population a besoin si les techniciens et les professionnels tombent malades? Qui fera les tests dans les laboratoires, les examens dans les salles d’imagerie médicale? Qui s’occupera des personnes vulnérables ou répondra à leurs appels de détresse?» a poursuivi Mme Poirier.

Outre l’augmentation du matériel de protection, l’APTS demande aux gestionnaires du milieu de la santé d’avoir davantage recours au télétravail pour les employés du réseau qui ne promulguent pas directement des soins.

Selon Mme Poirier, plusieurs syndiqués ont toujours l’obligation de se déplacer au bureau même quand ce n’est pas nécessaire.

«[L’APTS] se bute à chaque fois à un refus obstiné de la part des gestionnaires des établissements, qui craignent que les salariés ne travaillent pas vraiment de leur maison», est-il décrié dans le communiqué du syndicat.

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