/regional/quebec/quebec

Un policier devient père adoptif après trois ans de bataille

Kathleen Frenette | Journal de Québec

Photo courtoisie

Après trois années de refus, de démarches, de batailles et dans le contexte difficile lié à la pandémie mondiale, un policier de Québec a finalement réussi à rapatrier chez lui une jeune haïtienne de 9 ans dont il est devenu le père adoptif il y a quelques mois.   

• À lire aussi: Des usines ouvertes en Haïti malgré les interdictions

• À lire aussi: Deux premiers cas confirmés en Haïti

Entre 2008 et 2017, Gilles Caron, enquêteur au Service de police de la Ville de Québec a participé à trois reprises à la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). 

Lors de sa troisième mission, le hasard a mis la petite Fadanie sur sa route dans le cadre d’une fête de Noël qui se déroulait dans un orphelinat de Port-au-Prince. 

Les gens déployés étaient invités à choisir la lettre d’un enfant pour pouvoir lui offrir un cadeau et le destin a voulu que la main du policier attrape celle de la petite scellant, sans le savoir, leur destin à jamais. 

«Je m’étais fait une promesse. Celle que je ne l’abandonnerais jamais et je ne l’ai pas abandonnée», a-t-il dit, au lendemain de l’arrivée de sa fille. 

Inquiétude 

Apeuré par la propagation fulgurante du coronavirus et inquiet de savoir Fadanie dans des conditions de vie qui sont loin d’être optimales, il a multiplié les démarches au cours des derniers jours pour rapatrier son enfant de cœur. 

«Avant de quitter Haïti, elle a subi un examen physique pour s’assurer qu’elle n’était pas porteuse du virus. Par la suite, elle a été accompagnée jusqu’à la porte de l’avion et c’est avec deux autres petites Haïtiennes qu’elle a pris le chemin de la maison», a mentionné celui qui n’a jamais perdu espoir. 

Quarantaine 

Comme tous les voyageurs qui entrent au pays, Fadanie devra respecter la période de quarantaine mais le papa entend bien savourer chacune des secondes de ce moment d’arrêt. 

«On va en profiter pour s’apprivoiser, se jaser, rire, pleurer, faire des bricolages, écouter la télé, sauter dans la neige... Quoique, le premier matin, je lui ai donné le choix entre jouer dans la neige ou décorer sa chambre et la neige a perdue!», a ajouté le papa, mille sourires dans la voix en ajoutant vouloir remercier ceux qui ont toujours cru en lui. 

«Il y en a plusieurs mais, les plus significatives sont le député Éric Caire, un vrai gentleman qui a toujours tenu ses promesses, Christiane Dupuis et sa famille et l’équipe du député Joël Lightbound ainsi que l’ambassade du Canada», a dit le policier en terminant.