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Une usine de vaccins prioritaire à Québec

Dominique Lelièvre | Journal de Montréal

Photo courtoisie

Pendant que l’économie de la province est sur pause, un rare chantier, celui de Medicago, a pu reprendre du service à Québec lundi. La firme, engagée dans la lutte au coronavirus, veut augmenter sa capacité de production de vaccins d’ici 2023. 

Une semaine après l’interruption de l’activité économique non essentielle, des travailleurs ont déjà réinvesti le chantier de construction dans le secteur D’Estimauville, a constaté Le Journal. Il devrait bientôt retrouver sa cadence normale. 

« On a fait la démarche auprès du gouvernement pour faire valoir l’importance de continuer le chantier et c’est dans ce cadre-là qu’on a eu la dérogation », confirme Jean-Luc Martre, vice-président au marketing et au développement des affaires chez Medicago. 

<i>Le Journal</i> a pu constater l’installation d’un poste sanitaire avec évier et savon à l’entrée du chantier.

Photo Jean-François Desgagnés

Le Journal a pu constater l’installation d’un poste sanitaire avec évier et savon à l’entrée du chantier.

Vaccin 

La société biopharmaceutique dit avoir développé un candidat-vaccin contre la COVID-19 prometteur, ce qui lui a valu une aide de 7 millions $ de Québec et une autre non chiffrée d’Ottawa. 

Bien que le complexe d’au moins 245 millions $ ne sera pas pleinement opérationnel avant 2023, il est capital de ne pas retarder les travaux, estime l’entreprise. 

« On ne sait pas du tout comment va se comporter ce virus-là. [...] Est-ce que c’est un virus qui va revenir de façon périodique ? Les experts ne sont pas unanimes là-dessus », dit M. Martre. 

Dans ce contexte, « avoir une usine qui va avoir la capacité de fournir un vaccin en grand nombre, c’est une urgence. » 

Justement, la future usine commerciale pourra en théorie produire jusqu’à 200 millions de doses par année d’un vaccin pandémique. 

Une usine « pilote » verra le jour dans le même complexe et pourrait être inaugurée plus tôt, au début 2022. 

« J’aime mieux travailler » 

En attendant, la firme est en mesure de continuer le développement de son vaccin contre le nouveau coronavirus dans ses installations actuelles de Québec.  

Au chantier dans D’Estimauville, un employé ne s’est pas plaint de retourner au boulot. « Les consignes [sanitaires] sont suivies à la lettre. J’aime bien mieux travailler », a-t-il lancé. 

Le ministère de l’Économie n’a pas été en mesure de répondre à nos questions, lundi après-midi.

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