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«C’est un virus vicieux et hypocrite», dit un père de famille atteint

Jean-François Racine | Le Journal de Québec

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De retour de voyage, un père de famille de Québec s’en veut de voir sa conjointe sérieusement malade et ses trois enfants toujours à risque.   

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Même si les témoignages de gens atteints se multiplient, le message est le même. Personne ne souhaite voir le virus se frayer un chemin à l’intérieur de son domicile. Certains ne souffrent pas trop, alors que d’autres mènent une rude bataille qui leur semble interminable. Si des Québécois n’ont toujours pas compris, restez chez vous. 

Du sérieux 

« Ça ne s’améliore pas du tout. Maux de tête intenses, sensation de brûlure au nez, fatigue extrême, étourdissements. J’ai complètement perdu l’odorat et je ne goûte plus rien, mais pas de fièvre ni de toux. Prenez les mesures au sérieux, il faut que ça cesse. J’aimerais mieux être en pleine santé, prendre mes enfants dans mes bras et leur présenter l’image d’une maman forte en ce temps de crise », affirme Marie-Christine Laganière, mère de trois enfants âgés d’un an à huit ans.  

De retour d’un périple dans le sud le 18 mars, son conjoint n’a pas trop souffert, à l’exception de quelques symptômes. La situation a vite dérapé par la suite.  

Peur et stress 

« On surveillait la toux et la fièvre pour s’alarmer, mais ce n’est pas ça qu’on avait. Lundi dernier, je n’en pouvais plus et j’ai demandé un test pour toute la famille. Nous sommes positifs tous les deux, mais notre énergie n’est pas la même. Je suis maganée et je ne souhaite ça à personne. C’est difficile et c’est long », ajoute-t-elle.   

Pour le moment, les enfants sont épargnés, mais le stress et la peur resteront élevés plusieurs jours encore. Dans la maison, la mère craint un affrontement de boxe de 12 rounds jusqu’en juin.  

« Je ne sais pas si on peut avoir des mesures assez fortes à l’interne dans nos maisons pour ne pas se contaminer. Je pensais contaminer mes enfants, mais non. Le bébé se met pratiquement tout dans la bouche et on le nourrit. Et comme couple, nous avons vraiment tout fait pour l’éviter avec toutes les précautions. Je ne comprends pas. Collectivement, nous ne sommes pas sortis du bois. »  

Virus vicieux 

Pour sa part, son conjoint a chassé le mal en deux jours, alors que sa compagne ne voit pas la lumière au bout du tunnel après dix jours. Il s’est excusé sans savoir exactement s’il était d’abord le porteur de la maladie.  

« On a présumé. Ça peut être à l’aéroport, dans l’avion. On va peut-être réussir à être immunisés pour la suite. C’est le seul point positif. L’idéal serait que ça n’ait jamais existé. J’avais un masque et je restais au sous-sol. C’est un virus vicieux et hypocrite », conclut Cédric Ross-Bergeron.

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