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Le trafic de drogue, un service non essentiel?

Agence QMI

Qu'on se le tienne pour dit: le trafic de drogue n'est pas un service essentiel et doit cesser en temps de pandémie, sous peine d'amende pour les trafiquants.

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C'est à tout le moins la position qu'a prise la police d'Hamilton, en Ontario, en procédant à l'arrestation d'un suspect pour trafic de drogue et pour non-respect de l'ordonnance réclamant la fermeture des services non essentiels dans la province.

Tout a commencé vendredi dernier lorsque des patrouilleurs ont repéré un chauffard à la conduite agressive qui arpentait les rues d'Hamilton au volant d'un Jeep Grand Cherokee noir. Curieux, les policiers ont rapidement compris que le véhicule arborait une fausse plaque d'immatriculation, a raconté la police mardi.

Plutôt que d'intervenir immédiatement, les policiers ont pris en filature le suspect, assistant ainsi à plusieurs transactions de drogues alors que l'homme s'arrêtait ici et là pour aller à la rencontre de ses clients.

Le suspect, Nicholas Deschenes, un citoyen d'Ancaster de 29 ans, a finalement été arrêté en possession d'environ 3400 $ en cocaïne et de 5690 $ en liquide. Il a été formellement accusé samedi et fait face à divers chefs d'accusation au criminel pour trafic de drogue.

Les policiers, jugeant que la livraison de drogue n'est pas un service essentiel, ont aussi décerné à l'accusé un ticket pour violation de l'ordonnance provinciale sur les services essentiels. Il pourrait écoper d'une amende allant jusqu'à 750 $ pour cette infraction provinciale.