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Legault s’attend à une «démondialisation» après la crise

Marc-André Gagnon | Journal de Montréal

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Même si la santé demeure pour l’instant «la priorité» de son gouvernement, François Legault confirme qu’il envisage de diminuer à nouveau le fardeau fiscal des Québécois, après la crise.

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Notre Bureau parlementaire rapportait mardi que le premier ministre a réuni ses quatre principaux ministres économiques, Pierre Fitzgibbon, Éric Girard, Christian Dubé et Jean Boulet, pour préparer la relance.

Au menu, outre la révision de chaque promesse électorale en fonction de son impact sur la reprise économique : remettre à nouveau de l’argent dans les poches des contribuables.

«Quand on parle d'économie, on parle de consommation, a exposé en point de presse M. Legault. Donc, oui, il faudra regarder s'il faut aider les individus, donc, les Québécois, à avoir de l'argent pour consommer, recommencer à consommer, être confiants dans l'avenir, quand ça va recommencer.»

«Dès qu'il y a de la lumière au bout du tunnel»

Les entreprises, qui bénéficient déjà de certains programmes d’aide d’urgence, ne seront pas reste.

«On veut que les entreprises soient prêtes à fonctionner dès qu'il y a de la lumière au bout du tunnel, puis qu'on peut mettre de côté les problèmes de santé, puis se concentrer sur l'économie», a expliqué M. Legault. Le défi sera alors d’identifier celles qui seront en difficulté pour les aider.

Le premier ministre, qui selon nos informations, aurait affirmé lors de la dernière réunion du conseil des ministres : «le monde a changé, notre mandat a changé», s’attend à une «démondialisation» dans certains secteurs, une fois la crise passée.

Il prévoit notamment que le télétravail, la livraison et l’achat local s’incrustent dans les habitudes des Québécois.

«Il y a des choses qui vont avoir changé. [...] Moins d'importation, ça suppose plus de production locale. Moins d'exportation, ça veut dire se concentrer sur de nouveaux produits, de nouveaux services», a dit M. Legault.

Il prévoit aussi de «belles opportunités» qui pourront être jumelées avec la lutte aux changements climatiques.

«Je pense entre autres à tous les projets qu'on a dans le transport en commun, que ça soit Montréal, Longueuil, Laval, Québec, Gatineau, les autobus électriques dans les 20 grandes villes du Québec...»

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